Cela fait maintenant plusieurs semaines que je vous parle de minimalisme avec assiduité. Et je suis très heureuse de voir que vous êtes de plus en plus nombreux à vous inscrire à la newsletter liée à cette thématique. Merci de m’y suivre là-bas aussi! Mais là n’est pas la question, je me suis dit que ça vous intéresserait peut-être de savoir comment je suis devenue minimaliste. Pour tout vous dire, rien ne me prédestinait à le devenir. Vous verrez mon parcours, n’est pas des plus simples. Mais cela vous donnera je l’espère l’impulsion pour désencombrer votre intérieur, voire le reste de votre vie.

la newsletter minimaliste

Je suis une bordélique finie!

D’aussi loin que je m’en souvienne, je suis une grande bordélique. Petite, je n’aimais pas spécialement ranger ma chambre. Je n’en voyais pas l’intérêt. En état ado, c’était pire. Je me souviens de la tête de Flo quand il est rentré pour la première fois dans ma chambre… C’était drôle à voir! J’avais une grande chambre, mais c’était un espace “artistique” dirons-nous, avec les tas de linges au sol, comme le matelas. Heureusement, il n’y a pas de photos de cette période! Ahaha! Par la suite, avec mon père, sa femme et mes frères, nous sommes partis à la campagne. J’ai encore eu plus de place. Ce qui voulait dire encore plus de place pour être bordélique et accumuler.
Quand j’ai eu mon premier appartement, je n’avais pas grand chose. Ca tombait bien, je n’avais pas spécialement de place. Puis est venu notre premier appart, avec Flo. On avait déjà un peu plus de place. J’ai commencé à avoir un peu plus d’affaires. Les appartements se sont succédés. Je remercie d’ailleurs nos potes qui ont répondu présents pour nous aider à déménager notre bordel. Flo a toujours eu moins d’affaires que moi, mais il est à peine plus organisé que moi. Le pire, le summum du bordel était à l’atelier, le loft dans lequel nous avons vécu quelques années. On n’avait pas forcément assez de meubles pour ranger tous les objets qui nous entouraient. Et en plus, on ne se servait pas de tout ça. J’ai fait un tri rapide pour arriver dans notre dernier appartement, mais ce n’était pas suffisant.
Bref, j’ai toujours été entourée de beaucoup d’objets. Mais je n’étais pas heureuse pour autant. (A comprendre: ce n’était pas les objets qui me rendaient heureuse.)


[Slow] Les routines matinales pour un intérieur minimaliste 


petite chambre minimaliste plante

Une forte envie de désencombrer sans jamais y arriver

Je viens de vous le dire, j’ai essayé de désencombrer en vain… Et pas qu’une fois évidemment! Globalement, le bordel dans mes appartements allait bien avec ma personnalité un peu originale. Donc pour les personnes qui me connaissaient – même qu’un peu – il n’y avait rien de choquant. Je savais qu’accumuler autant d’objets n’était pas une solution en soi. Le truc c’est que j’ai toujours détesté jeter. L’idée c’est que j’avais payé l’objet, il n’était donc pas pensable de le jeter. Je n’étais pas atteinte de syllogomanie, hein! Mais je n’aimais pas jeter.
Je n’ai jamais eu trop de vêtements. Je ne suis pas une addict à la mode. Je préférais acheter des fringues de qualité et les trainer pendant un moment. En revanche, en ayant une formation littéraire, j’avais une jolie collection de bouquins. Il était impensable de jeter un livre. Et au moment où j’écris, il me semble toujours impensable de les jeter. La plupart de mes bouquins, je les ai donnés. Tout comme les livres, j’avais un goût certain pour la papeterie et tout ce qui est relatif au bureau. Donc mon espace de travail était rempli de boites avec des crayons de toutes sortes, du masking tape à foison, des feuilles de toutes les couleurs. Et comme travailler dans un univers bordélique ne me dérange pas, vous imaginez la tronche de mon bureau… (Il y a des photos qui datent de quelques années sur mon compte Instagram, vous pourrez vous faire une idée mais il va vous falloir scroller!)
Bref, j’ai essayé à plusieurs reprises de désencombrer, de trier, de jeter… Mais je n’ai jamais réussi à arriver au résultat que je souhaitais. Le truc, c’est que le bordel qui était autour de moi reflétait le bordel qui se trouvait dans ma tête. *** Je suis devenue minimaliste, mais le bordel dans ma tête est toujours d’actu! Ahah! *** Bref, j’ai découvert le mouvement slow il y a quelques années, et, même si toutes les idées me parlaient. Je n’avais pas réussi à les mettre en pratique dans mon quotidien. J’avais même acheté La Magie Du Rangement de Marie Kondo en me disant que ça allait m’aider. J’ai laissé tombé quand elle a commencé à parler d’objets qui nous mettent en joie. Ca peut peut-être vous parler, perso, ça n’a pas fait écho chez moi…

comment devenir minimaliste

Notre départ en Asie, la très bonne excuse pour faire un tri efficace

Et puis, du jour au lendemain – en vrai la décision a été prise en 5 minutes – Flo et moi avons décidé de quitter la France pour l’Asie. En un peu plus de 3 mois, nous avons changé de vie à 100%. On est passé d’un T2 / T3 à deux sacs de 15kg. Limite, c’est un peu comme quand on vous conseille d’arrêter de fumer d’un coup sans progression. Là on a arrêté de s’enquiquiner avec les objets qui nous encombraient. Dis comme ça, ça semble facile. En vrai, c’est un peu plus compliqué. J’avais un objectif: le fait de partir. Et mine de rien, c’est bien inspirant et motivant pour trier efficacement.
Les livres, les fringues sont partis à une association. On a vendu pas mal de choses aussi. On a gardé des meubles, quelques affaires. Au final, on a encore quelques cartons en France, chez la grand-mère de Flo. Quand on a mis ces objets en cartons, on s’est dit que ça pouvait servir quand on reviendrait. Attention Spoiler, si un jour on revient en France pour s’installer, un nouveau tri sera fait. Au final, on s’est rendu compte que ce n’était pas utile. Mais pour en revenir à notre départ, c’était LA bonne excuse pour virer ce qui n’était pas essentiel. Ca n’a pas été facile tous les jours. Le tri s’est fait petit à petit, étape par étapes. On peut reprendre l’exemple de mes livres. J’ai commencé par me séparer de ceux que je n’allais jamais relire, comme les romans. Et puis, il y a eu ceux qui se serviraient plus., comme mes bouquins de déco ou ceux de grammaire / droit (pour nos études). Une fois que ces deux tris ont été faits, la bibliothèque avait sacrément diminué. Au final, je n’ai gardé que mes beaux livres et un ou deux livres de références en grammaire. (Je reste passionnée de grammaire!) Ce tri par étape a été fait aussi pour mes sacs. J’en ai vendu. J’en ai donné. Et il y en a encore quelques uns que j’ai gardé.


[Less is more] Faut-il être riche pour être minimaliste? 


petit appartement minimaliste

Ce que je retiens de mon aventure minimaliste en cours

Je sais que tout le monde n’a pas l’envie de partir en Asie pour devenir minimaliste. Honnêtement, 3 mois avant de prendre la décision de quitter la France, je ne pensais pas partir. Je devais signer un CDI, j’aimais mon appartement et notre vie en France même si elle était compliquée. Bref, tout le monde n’a pas l’objectif de tout quitter pour faire un tri efficace. En revanche, je suis convaincue qu’une fois qu’on a trouvé la bonne motivation pour se débarrasser de ce qui n’est pas utile, le tri se fait assez facilement.
Nous sommes partis avec nos sacs qui faisaient environs 15 kg. Avec le temps, nos sacs se sont allégés parce que nous étions partis avec des choses inutiles. Les médicaments français par exemple ne sont pas utiles ici. Si j’ai besoin de médocs, il y a suffisamment de pharmacie ici. Et c’est valable pour à peu près tout. On est rentré 3 mois en France. Nous avons changé de sacs. On a pris de nouveaux vêtements… Enfin, on a pris ce qui nous a été offert à Noël par exemple, avec quelques fringues que nous avions avant de partir. On a aussi pris des vêtements qui serviront s’il fait froid. C’est ce qui nous avait manqué pendant 2 ans – même si on a eu froid que quelques semaines au final sur deux ans. On reste quand même avec moins de 20 kg d’affaires chacun.

couloir deco minimaliste chaleureuse

Apprendre à vivre avec ce qui est utile et essentiel

Ces deux dernières années (et quelques mois) on a appris deux choses essentielles dans la démarche minimaliste. La première c’est que tout n’est pas essentiel et utile. Notre salle de bain est réduite au minimum. Mon bureau aussi. La trousse à pharmacie idem. L’utilité est l’un des facteurs essentiels quand on s’encombre de nouveaux objets. Est-ce utile d’avoir un nouveau sac cabine? Pour Flo, ça ne l’était pas. Pour moi oui… J’ai donc changé de sac cabine (le sac avec toutes les choses importantes qui nous suit dans l’avion, le train, le bus…) En revanche, je vais laisser sur place mon précédent sac, parce qu’il n’a plus d’utilité. Je suis partie de France avec 2 livres. Il y en a un qui est resté au Sri Lanka. C’était un roman, – un peu chiant en plus – que je n’allais pas relire. Le deuxième, je prévois de le relire d’ici quelques mois, donc il est encore dans mon bagage.
Deuxième chose que nous avons appris, c’est la manière dont nous fonctionnons. On aurait pu partir avec moins d’affaires. Mais, on fonctionne différemment. On ne tient pas à faire la lessive tous les jours. C’est relou. On préfère attendre d’avoir assez de fringues pour faire une machine. On est parti il y a un peu plus d’un mois, on vient juste de faire une machine. Une machine pour un mois, je trouve que c’est raisonnable. Mais ça veut dire qu’il faut quand même avoir assez de fringues pour tenir tout ce temps. C’est pour cela qu’on a des sacs un peu plus gros. La première partie de notre voyage nous a montré comment on fonctionnait. Maintenant, on s’adapte à ce fonctionnement. On sait aussi qu’on n’a pas besoin d’acheter de vêtements avant un bout de temps. Quand ce sera le cas, on ira en friperie en Thaïlande ou en Malaisie. (Pourquoi acheter du neuf quand on va porter très souvent le vêtement et qu’il va s’user très vite!?)

chambre moderne minimaliste

Voilà, maintenant, vous savez comment Flo et moi, nous nous sommes séparés d’une bonne partie de ce que nous avions en France et comment on est devenus minimalistes. je vous souhaite aussi de trouver LA bonne raison qui vous poussera à ne garder que l’essentiel et ce qui est vraiment utile dans votre quotidien. Vous verrez, une fois que vous aurez cette raison, votre démarche minimaliste sera beaucoup plus facile à mettre en oeuvre.