J’ai commencé cette semaine en te parlant de mon manque d’entrain à propos des fêtes de fin d’année. Et je vais la terminer en te parlant du Black Friday. Tu crois peut-être que je suis contre le Black Friday parce que je suis minimaliste, parce que je suis dans un dynamisme slow. En réalité, je ne suis pas contre le Black Friday. Je me suis posée la question plusieurs années. Et en fait, je m’en bats les ovaires du Black Friday. Je t’explique pourquoi tout de suite dans cet article.

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Le Black Friday comme la fièvre de la grippe

Pour moi, le Black Friday ce n’est pas LE problème. C’est juste une conséquence du problème. C’est un peu comme quand on est malade. Il y a la maladie et les symptômes qui découlent de cette maladie. Le Black Friday est un symptôme, ni plus ni moins. La vraie maladie est qu’on nous pousse toujours plus à consommer. Mais ce n’est pas juste en fin d’année. C’est toute l’année. Le Black Friday c’est juste une poussée de fièvre un peu plus forte, un peu comme quand un enfant fait ses dents. Ca le travaille, ça le travaille, il a une poussée de fièvre et bim! la dent perce. Toute l’année on vous travaille au corps de différentes manières pour créer des besoins plus ou moins justifiés et en fin d’année / début d’année on vous offre différentes occasions d’acheter ce “dont vous avez besoin”. On a le black Friday, Noël, les soldes de janvier.
A mon sens, le Black Friday n’est pas le vrai problème. Le vrai problème c’est cette tendance à toujours acheter plus des objets qui ne nous servent pas nécessairement. C’est très con! Mais avant de se détacher de tout ça, il y a un gros travail à faire. Ca prend du temps parce que nos habitudes de consommation sont bien ancrées dans notre quotidien et que les enseignes redoublent toujours d’efforts pour s’insinuer dans votre quotidien.

Le Black Friday en France et dans mon entourage

La semaine passée je vous proposais un article en partenariat avec La Redoute à propos du Black Friday. Avant d’accepter ce partenariat, j’ai pris un temps de réflexion. Comment je me positionne face au Black Friday? Face à la consommation? Dans le système actuel de marketing / communication? Je peux t’assurer que ce temps de réflexion c’était un peu un champ de guerre dans ma tête, avec mes 36 personnalités qui s’en mêlent et qui se jettent des cailloux… Cette année, je me suis souvent posée ces questions. C’est pas tout de vous parler de consommation différente, de réduire le rythme et de vous servir de la publicité à tout bout de champs. J’ai toujours utilisé la publicité avec parcimonie sur mon blog mais il était impératif de se poser les bonnes questions et de trouver une réponse qui correspondait à mes valeurs mais aussi à la réalité du terrain!
Et en parlant de réalité du terrain. Le Black Friday est une “fête” américaine. On le sait tous. Même si cela fait quelques années qu’on en parle en France et que les enseignes se mettent au Black Friday, je doute que les comportements des français soient les mêmes que ceux des américains. Oui, on a tous vus des américains qui se ruaient comme des fous dans les magasins. Des vrais tarés! (N’oublions pas qu’ils ont élu Trump….) Et oui, ça doit peut-être arriver en France, dans une mesure plus relative. (N’oublions pas que “vous” avez élu Macron…) En revanche, je doute que ce soit un comportement qu’on peut qualifier de “normal” et de “fréquent” en France.
Je ne vis plus en France, mais l’an passé nous y étions à cette période de l’année. Je n’ai pas noté de comportements particuliers à ce moment là dans les magasins. Je ne connais personne qui fait le pied de grue devant les portes d’une boutique pour acheter un écran télé. Je ne connais personne qui attend impatiemment cette opération commerciale de pied ferme pour acheter un putain de canapé. On aurait plus ce comportement avec les soldes et c’est quand on a un comportement qui s’est installé confortablement dans notre quotidien qu’il faut vraiment être méfiant. Donc c’est bien beau de dire non au Black Friday et de vouloir faire un blocus, mais c’est se tromper de cible à mon avis. Je ne suis pas certaine que gratter le vernis à la surface change réellement les choses.

J’aime croire que l’être humain n’est pas si con

Je te parlais de mes 36 personnalités un peu plus haut dans cet article. J’en ai une c’est une connasse d’hippie. Souvent je la bâillonne parce qu’elle est chiante à répéter les mêmes choses depuis les années 70. En revanche, cette personnalité aime croire que l’être humain n’est pas si con. Elle a foi en l’être humain. Elle est copine avec ma personnalité qui est prof pour le coup. Elles savent que l’être humain a besoin qu’on lui répète souvent les informations avant de les intégrer, mais après ça, il est capable de faire des choix différents. C’est pourquoi ici je vous parle de slow life mais que je ne vous mets pas un couteau sous la gorge pour que vous adoptiez ce mode de vie qui me semble plus en adéquation avec la nature humaine.  Non, je me contente de vous en parler et si un jour vous avez envie de sauter le pas, vous savez que sur le blog, j’en parle et qu’on peut même en discuter sur les réseaux sociaux! Héhé!
Et pour le Black Friday c’est la même chose. Idem pour Noël. Idem pour les soldes… Et je pourrais faire une liste longue comme mon bras. A mon sens, on vit dans un monde complètement taré. Cette dynamique de je “consomme donc je suis” est complètement folle. Mais ce n’est pas une putain de fatalité. On sait que trop consommer n’est pas la solution. On sait que tout est mis en oeuvre pour nous faire consommer plus. On sait que le géant Amazon est une infamie à plus d’un tire. Mais on ne vous oblige pas à acheter de cette manière. Il y a des alternatives. Je vous en parle sur le blog partiellement. Je préfère soutenir les créateurs français. Je préfère vous montrer comment consommer moins. Mais il y a d’autres alternatives qui valent le coup.
Etre slow au quotidien c’est adopter une autre dynamique de consommation. C’est aussi remettre en question toutes nos habitudes. Comme je remets en question mes habitudes de communication sur le blog. Etre slow c’est aussi faire des choix. Et c’est probablement ce qui est le plus difficile. On nous apprend depuis qu’on est gosse à consommer, mais on ne nous apprend pas nécessairement à faire des choix. Perso, je n’ai JAMAIS commandé sur Amazon. C’est un choix que j’ai fait. Depuis plus de 3 ans, j’ai drastiquement changé ma manière de consommer. Je paye en liquide 99% du temps. Je n’achète pas ce qui ne va pas me servir. Je vis avec peu d’objets. Et je ne suis pas malheureuse… Bien au contraire!

Sur ces quelques mots, je vous laisse faire des achats de folie ou pas… Je ne vous y pousse pas. En revanche, je vous invite à vous demander si vous avez réellement  besoin de ce que vous vous apprêter à acheter…


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