Je lisais un article il y a quelques jours à propos de la démarche colibri (celle où chacun fait sa part). L’auteur expliquait qu’elle appréciait la démarche slow parce que justement cette attitude se calque sur notre manière d’être, la notre et pas celle que quelqu’un a décidé pour nous. Et de fil en aiguille, parce qu’on se rend compte que changer n’est pas si difficile, on a envie d’en faire plus. Perso, moi je bloque… Pourquoi en faire plus dans une démarche slow qui prône le moins mais mieux? En réalité, je vois la logique, je n’ai juste pas trouvé en quoi je pouvais et surtout je voulais en faire plus. J’ai donc un mode de vie et de travail qui est slow. Je suis minimaliste aussi par mes choix de vie. En revanche, il y a un tas de choses que je ne suis pas. Et je le vis assez bien! Dans cet article, je t’explique que je ne suis pas beaucoup de choses et à la fin je reviens sur le pourquoi j’ai fait de tels choix et ce que cela m’apporte.

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Je suis minimaliste, mais je ne suis pas flexitarienne

Ce mot, je crois que j’en ai entendu parlé il y a plus de 5 ans et il n’y a qu’aujourd’hui que j’ai regardé la définition, pour être sûre de ne pas écrire que de la merde. un flexitarien c’est un végétarien qui mange occasionnellement de la viande. Définitivement je ne suis pas flexitarienne, alors que je mange très peu de viande au final. Et là, je viens de me rendre compte que de mes 14 à 18 ans passés, j’ai été flexitarienne, sans le savoir. Je mangeais de la viande quand on m’y obligeait, parce que je n’aimais pas le goût. (Je suis un poil difficile en bouffe et ça va mieux!). Bref! Maintenant, je suis une mangeuse de viande, quand j’ai de la bonne viande qui m’est proposée. Sinon, en vivant en Asie, je peux manger végé sans soucis et surtout sans m’ennuyer. La bouffe végé européenne est aussi intéressante que de traduire un texte en latin et dieux sait que je déteste le latin!  Nooon, en plus je ne vois pas l’intérêt de se dire flexitarien. Encore quand tu ne manges pas du tout de viande, ok, tu préviens. Mais là, mis à part pour faire la masse de point au scrabble, je ne vois pas l’intérêt de ramener ça sur le tapis.

Je suis minimaliste, mais je ne suis pas fan des produits “bio”

Je ne suis pas fan des produits bio parce que sous ce label plein de bons sentiments, se cachent parfois de grosses aberrations. Deux choses me viennent en tête à propos du bio. La première c’est le prix. Souvent le label bio “justifie” 25% en plus sur le prix de l’aliment vendu. Donc si tu as déjà du mal à joindre les fins de mois, le bio n’est pas à ta portée. En plus d’être minimaliste, le bien être de l’être humain est important. Et je trouve dingue que la nourriture de qualité ne soit réservée qu’à une partie de la population, celle qui peut se l’offrir. Les potagers à la maison c’est bien, ça nous permet d’avoir du bio à portée de main, mais quand tu vis en HLM dans une métropole, tes chances d’avoir un potager sont minimes. Même si les AMAP existent, ce n’est pas à la portée de toutes les bourses!
La seconde chose à propos du bio, c’est l’empreinte carbone. Tous les produits bio ne sont pas locaux. La grande mode du quinoa me rend folle. Vous savez peut-être que ma vie est composée de voyage et donc l’empreinte carbone qu’on dégage est réfléchie. (J’avais rempli un questionnaire en 2017, au final mon empreinte carbone était plus basse que le foyer moyen français). Pour en revenir à certains produits biologiques qui viennent de l’autre bout de la planète, je trouve que l’empreinte carbone annule les bienfaits du biologiques. Ca n’a pas de sens. C’est comme manger un ananas d’Asie (bio ou pas) en juillet, ça n’a pas de sens, ce n’est pas la saison. Même si on fait beaucoup de recherches (croyez-moi, je suis en train d’en faire), il est difficile de savoir dans quelles conditions sont produits les aliments à l’autre bout de la planète ou juste avoir des infos fiables à ce propos. L’empreinte carbone, l’effet du transport sur la planète, ça devrait aussi être écrit sur les étiquettes des aliments pour que vous puissiez être informé(e).

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Je suis minimaliste, mais je ne suis pas vegan

J’ai parlé de ne pas être flexitarienne, je ne suis pas vegan non plus. Ces dernières années, le veganisme a pris plus d’importance et un rayonnement plus large que la bouffe. On va parler par exemple de matières vegans. Ce que je comprends c’est qu’elles sont des matières qui respectent le vivant, l’animal. Ok, ça pourquoi pas. Je ne vois pas l’intérêt de porter de la vraie fourrure. Ce qui me dérange plus, c’est l’appellation. Un cuir vegan c’est quoi? Pour moi, c’est une connerie ce nom. Du cuir c’est animal. Tu ne vas pas me dire qu’ils n’ont pas été capable de trouver un nom original pour appeler ce cuir qui n’est pas un cuir. C’est la même chose que le steak de soja qui n’est pas un steak. J’aime quand les choses sont simples et claires, c’est mon côté slow qui parle. Appeler cuir un matériaux qui n’en est pas, ce n’est pas clair. L’appellation vegan hors nourriture est pour moi l’un des outils du Green Washing, une méthode de communication pour redorer ou dorer l’image d’une entreprise.

Je suis minimaliste, mais je ne suis pas zéro déchet

Je ne suis pas zéro déchet parce que je n’ai pas envie de me prendre la tête avec ça, en revanche, je crois que je fournis moins de déchets que la plupart des français. En 1 mois 1/2 j’ai un sac de courses de déchets à deux + les bouteilles de soda et nos paquets de clopes quand nous étions en Inde. En Thaïlande, c’est beaucoup, beaucoup plus compliqué! Je ne suis pas zéro déchet pour deux autres raisons. La première c’est que faire moi même certains produits comme le dentifrice, c’est impossible. Je vis avec moins de 20 kg d’affaires, je n’ai pas la place pour tout ça. Deuxième raison, je suis en train de faire des recherches à ce propos et je me rends compte que certaines solutions zéro déchets ne correspondent pas à mes valeurs. Certains objets sont produits à l’autre bout du monde en dépit de l’être humain et de l’environnement. Empreinte carbone + conditions de travail précaires + agriculture intensive (par exemple) = Beaucoup trop de négatif pour un objet qui est censé apporter du positif.

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Je suis slow, mais pas spécialement zen

Je suis plus zen que Flo, alors qu’au premier abord c’est l’impression inverse que l’on donne. En revanche, il ne faut pas croire qu’on va se transformer en little Bouddha quand on pratique la méditation, quand on a un mode de vie slow et / ou minimaliste. Je suis zen dans une certaine mesure. Je vise à être plus posée dans ma manière d’être. Mais il m’arrive encore d’avoir des coups de sang.

Je suis minimaliste et je ne veux pas être féministe en 2019

L’écologie et le féminisme ont toujours été des valeurs qui m’ont accompagnées et qui me tiennent à coeur depuis que je suis une jeune femme en âge e penser. Je regrette tellement que les activistes féministes me dégoutent de toute cette cause. Le battage médiatique dans tous les sens me fatigue. Sans parler de l’appropriation de certaines marques. Les règles et la disparité des femmes dans le monde autour des règles, ce n’est pas un putain d’argument commercial bordel! Que ce soit commercial ou non, il y a tellement de combats menés, tellement de manières d’en parler, tellement de blabla autour de tout ça, que j’en suis venue à prendre beaucoup de recul. Je subissais l’information. Ca me gonflait. En fait, toute forme d’activisme me fatigue. Les vegans c’est pareil. Et dans une démarche slow et minimale, il n’était pas concevable de me laisser déborder par tout ça.

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Pourquoi ai-je pris le temps de t’expliquer tout ce que je ne suis pas?

1/ Pour déculpabiliser certaines personnes qui pensent ne pas assez en faire. Je parler des colibris en introduction. On n’est pas là pour SAUVER la planète, on est là pour faire notre part petit à petit pour lui faire moins de mal. On ne peut pas tout faire, nous ne sommes pas des super héros!
2/ Pour te montrer qu’on peut choisir un mode de vie sans embrasser les autres. L’idée ici est de faire le point sur ses valeurs, ce qui nous tient à coeur et faire en sorte de vivre en adéquation avec tout cela. La cause animale te tient à coeur. Ok. Repense ta consommation de viande et de produits animaliers. Tu ne veux pas être minimaliste, ok! Mais ce qui est intéressant c’est de savoir pourquoi.
3/ A la fin de la dernière partie, je te parle de fatigue face à un trop plein d’informations. Sur les réseaux sociaux, on est sur-exposés à l’info de plus ou moins bonne qualité. J’ai décidé d’accéder à l’information de manière slow, c’est à dire de mettre un frein sur les articles que je lisais. Trop d’informations brouillent l’information. Le moins mais mieux se pose bien là.

etre slow et minimaliste et ne pas etre autre chose


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