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En préparant cet article, je viens de me rendre compte que je n'avais même pas écrit à propos de notre 2ème visa en Malaisie. En 2019, on a fait le 3ème... C'est cool, ça veut dire que j'ai quand même matière à vous raconter des choses malgré tout. Petit à petit, je rattrape mon retard niveau écriture. C'est cool! Bientôt, je serai à jour! Donc en 2019, on a passé presque 3 mois à Kuala. Je vais vous expliquer notre quotidien routinier dans la capitale malaisienne et aussi pourquoi on aime tant cette ville qui est pourtant pas ce qu'on cherche au premier abord.

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Pourquoi aime-t-on autant Kuala Lumpur?

La Malaisie a plusieurs avantages quand on voyage en Asie. Le premier - et non des moindres - c'est l'exemption de visa. Ca veut dire que pendant 3 mois (90 jours, faites gaffe, c'est pas 3 mois pile!), on peut séjourner sur le territoire malaisien gratuitement avec notre passeport. Toutes les nationalités n'ont pas 3 mois. Nous oui, on ne va pas se plaindre, au contraire.

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Dans une cour privée / publique dans le quartier de Chinatown

Ensuite, gros point positif qu'on aime en Malaisie, c'est la mixité des cultures et plus précisément la présence de la culture indienne. Comme on a passé beaucoup de temps en Inde et qu'on aime beaucoup de choses qui s'y rapportent, être en Malaisie et notamment à Kuala, ça nous facilite la vie. On mange indien dans 98% des cas, on va chercher nos clopes chez l'indien. Il m'arrive d'aller au temple hindou. Et au quotidien on va très facilement triper avec les indiens du quartier. A force, au restau où on a l'habitude d'aller, il ne font même plus l'effort de nous parler en anglais. Ils parlent tamil ou malais. On ne comprend vraiment pas tout, même si à force, le malais commence à rentrer.

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Monsieur qui m'a demandé de le photographier alors que j'étais en train de photographier des dessins aux murs

Ce que j'aime aussi, c'est qu'on connait déjà la ville et que je ne vais pas complètement me perdre si je vais faire un tour toute seule. Je peux me planter de routes, je vais toujours savoir me repérer, même si ce n'est pas dans le quartier. C'est ce qui s'est d'ailleurs passé la dernière fois. Je suis allée chercher une bouteille de vin, je me suis plantée de chemin. Au lieu de mettre 20 minutes, j'en ai mis 45 mais je savais où j'allais grosso-merdo!
La seule chose que je regrette beaucoup, c'est que ce ne soit pas une ville faite pour se promener. C'est hyper urbanisé, même quand on va près de la mosquée nationale, il y a de la verdure, mais aussi une belle route et de beaux trottoirs. C'est pas la grande aventure. La vraie aventure c'est de passer par les passages au dessus de la route sans se perdre! Pour résumer, quand on est à Kuala, on perd notre bronzage parce qu'au final on se promène peu.

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Le fail du coiffeur en Malaisie. La nana chez qui j'allais d'habitude n'exerce plus. J'ai du aller chez les philippins. Je lui ai dit tu coupes comme sur la photo et à ce niveau là. Elle a coupé 15 cm en trop. J'ai fait la gueule et je l'ai même insultée en français. Encore maintenant ça m'arrive d'avoir les boules en y repensant.

Comment se déroule notre quotidien à Kuala Lumpur?

Notre quotidien est assez bien rodé et surtout archi-simple. Lors de nos 2 premiers visas, Internet ce n'était pas la joie. Maintenant, ça va nettement mieux! Donc je n'ai même plus besoin d'aller bosser au café, je peux le faire depuis la guesthouse, soit dans l'espace commun, soit depuis mon lit. J'ai appris à travailler depuis mon lit. C'est un coup à prendre. A Kuala, je suis hyper efficace au boulot, parce qu'au final, je n'ai que ça à faire. De temps en temps je vais prendre l'air, mais pas si souvent. Donc je bosse.
Le soir on a notre routine: On va chercher des clopes, on va chercher du café. On passe au restau indien pour manger. Flo repart du réstau avec un teh tarik à emporter. On rentre. Et souvent au milieu de la nuit, je passer me chercher un truc à grignoter au 7/Eleven qui est à 2 minutes. On vit la majorité du temps, sur 3 rues. Quand je suis vraiment motivée, il m'arrive de pousser au Mac Do parce que j'ai envie de boeuf et de frittes. Ca n'arrive pas si souvent. Pour écrire cet article, je cherche vraiment des détails à vous donner, mais très honnêtement, au quotidien, on ne fait pas les foufous. On connait les gens qui vivent à la Guesthouse, même si on ne se parle pas souvent. Il y a une sorte de respect entre nous, dans des petits détails. Ca, les touristes de passage, ils s'en battent les reins. Ils n'y voient que du feu. Parfois, on parle avec des touristes, mais ça nous est arrivé au cours de ces 3 mois, de fermer notre bouche parce qu'il y avait des français, mains on n'avait pas envie de parler avec eux. Je leur ai parlé en anglais, ça suffit pour répondre à leur question.

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Les petites choses qui sortent du quotidien quand on est à Kuala Lumpur

Même si la machine est bien rodée, parfois, il arrive des choses qui sortent de l'ordinaire...

Le gars mort sur le trottoir

Dans le premier mois de notre visa, il y a un neo-zéalandais qui vivait à la guesthouse qui est mort sur le trottoir, dans la rue derrière. Ca c'était bizarre à vivre. Mais c'est la vie et il n'y a pas que des choses joyeuses, à base de paillettes et de petits chats qui se produisent, même à 10 000 bornes de la France! C'était un soir, on allait chercher des clopes après avoir mangé. On est passé par la rue du temple et on a vu un gars étendu sur le sol. Il était devant un restau / shop chinois et des touristes étaient en train de lui couvrir le visage. L'un des gars de la guesthouse, un vacancier qui passait par là, nous a dit que le mec allongé était dans notre guesthouse. C'est assez dérangeant comme scène, vous devez bien vous en douter. Il est resté un moment, là, allongé au sol. Avant qu'on ne passe, la proprio de la Guesthouse avait déjà été sur les lieux pour parler avec la police. D'ailleurs plus tard dans la soirée, les flics sont passés à la guesthouse. A ce moment là, il y avait Nicky, un anglais un peu jeune qui vivait avec nous. On lui a appris, il était tout retourné. Mais je crois que celui qui l'a eu le plus dur c'est "Uncle noich", un des gars qui vit là. Un pas tout jeune d'origine chinoise. Un monsieur très gentil au quotidien. Lui était mal pendant plusieurs jours.
Plus tard, on a appris qu'il avait fait un arrêt cardiaque. Il n'était pas tout jeune. Et puis, il y a eu des suppositions. Juste avant son décès, il y a un Syrien qui squattait la guesthouse qui a proposé des pilules chinoises équivalentes au viagra. Il en a proposé à Flo mais mon homme n'en a pas besoin et ce n'est pas non plus du genre à gober un médicament qui vient d'on ne sait où... En revanche, le gars qui a claqué en pleine rue aurait pris l'une de ses pilules. Chose plus cheloue, le syrien qui avait fourni les pilules, c'est vite fait la malle après le décès et il est parti vivre dans une autre guesthouse du quartier. On a continué de le croiser après ça... Enfin, bref, un vrai téléfilm cette histoire. Glauque le téléfilm, mais plein de suppositions et de on dit. Avec Flo, on s'en serait bien passé quand même!

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Ohhh la bonne bouffe qu'on connait

Dans un autre registre, pendant nos 3 mois, on a eu le plaisir de manger de la Paella. Ce n'est pas français, mais ça change de la bouffe indienne ou même malaisienne. Il y a un client habitué de la guesthouse qui est français. Il passe quelques jours régulièrement à Kuala. Alain est retraité et il vit une bonne partie du temps en Asie. Entre deux pays, il passe souvent chez Natalie qu'il apprécie beaucoup. Entre lui et nous, le feeling est très bien passé. Et il nous a invité à manger de la Paella qu'il a cuisiné pour faire gouter à Natalie. Donc ce soir là, c'était Paella, pain (de la baguette!) et vin. C'est à cette occasion que je me suis plantée de route pour aller chercher une bouteille de blanc. Alain, lui, avait pris du rouge. Quel plaisir de faire un écart dans nos habitudes et de manger des saveurs que l'on connait si bien.  On a passé une bonne soirée, conviviale et à la bonne franquette. C'était vraiment agréable!

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Héhé! La paella...

Nos balades dans la villes

Parfois pour me vider la tête, j'ai besoin d'aller voir ailleurs si j'y suis. Soit je pars me promener seule, soit avec Flo; Comme je l'ai écrit plus haut, ça n'arrive pas si souvent mais ça fait du bien de se dégourdir les jambes! Un soir on est allé jusqu'au tours Petronas. Un après-midi, j'ai voulu aller au jardin des orchidées. Flo m'a accompagné. On est arrivé devant, c'était fermé. Ca nous tout de même permis de faire une promenade et voir un peu de végétation. Pour le réveillon de Noël, on a bougé de notre quartier (on est dans le quartier touristique de Chinatown) pour aller à Bukit Bintang, un lieu archi-touristique où il y a des restau, des bars et de l'animation. On a bu un coup, mais on a préféré mangé au Mac Do près de chez nous, il y avait sensiblement moins de monde. Et pendant ces 3 mois, je me suis fait une promenade toute seule dans le quartier. J'ai fait pas mal de photos, même si le quartier, on le connait bien. Pour une fois, j'ai photographié les SDF. Il y en a de plus en plus à Kuala Lumpur et on s'en rend facilement compte vu qu'on vient une fois par an. D'ailleurs, la plupart des photos de cet article viennent de cette balade.

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Les fameuses tours jumelles... Une balade sympa à faire même la nuit!

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Plus le temps passe et plus on a l'impression qu'il y a de gens à la rue à Kuala Lumpur... Même des femmes;

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Bouffe indienne for ever!
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Sapins de Noël spécialement moches!
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Ohhh encore de la bouffe indienne, comme c'est étonnant!

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Voilà, voilà... Notre quotidien en Malaisie et plus particulièrement dans sa capitale est très simple et routinier. Quand nos proches nous demande des nouvelles, mis à part dire que ça va bien, je ne vois pas trop ce que je peux raconter. En même temps, cette routine simple fait du bien. On connait, on n'a pas de mauvaises surprises. C'est assez reposant quand on a l'habitude de bouger comme nous. C'est un luxe de pouvoir avoir des marques et des repères, ainsi que de belles relations qui se tissent au fil du temps.


Vous souhaitez en savoir plus sur notre quotidien en Asie?

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