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Workaway: vis ma vie de serveuse en Malaisie (partie 1)

Ca fait 10 mois que nous voyageons… Et nous « venons » d’arriver en Malaisie. Ouais quand tu fais 8 mois en Inde, les 3 semaines à Kuala Lumpur, c’est le début de l’aventure malaisienne! La Malaisie est un pays radicalement différent de l’Inde, je pense que je ferai un article un jour à ce propos. Et le boulot, c’est vraiment vraiment très différent! En Inde, c’est chaud de bosser. Il faut un visa travail (working visa) ce qui implique avoir une boite qui t’embauche avant même d’arriver sur le territoire. (Et puis attention les conditions de travail!!!). En Malaisie, c’est bien plus facile, il y a le workaway!
vie nomade workaway malaisie

Qu’est ce que le Workaway?

Le workaway, c’est une manière de travailler un peu différente. En échange de quelques heures de boulot, en général 5h / jours, tu es nourris et logé. Ce n’est pas un travail rémunéré normalement. Dans certains pays, c’est carrément interdit, comme les Etats Unis. Il y a ce jeune couple breton qui s’est fait méchamment avoir il y a quelques semaines. Mais en Malaisie, c’est toléré. Le but c’est de ne pas se faire gauler par l’immigration!
Quand on est arrivé à KL, ça ne nous était pas venu à l’esprit de faire du workaway. On était dans une super guesthouse où il y avait 2 volontaires. Et la veille de partir, la boss nous a proposé de nous embaucher en tant que volontaires dans une autre guesthouse quelques semaines plus tard. On avait commencé à se pencher sur la question pour les autres villes que nous souhaitions visiter.
Pour trouver du workaway, il y a internet. Il y a différents sites qui en propose. Généralement, ils sont payants. Soit le volontaire paye, soit le volontaire et la boite payent tous les deux. J’ai juste trouvé un site gratuit, mais très pauvre en annonces. Perso, payer un service qui met juste en relation, ça me les brise un peu, surtout que tu ne sais pas si ça va marcher ou pas! J’ai donc pris mon ordi à deux mains et j’ai envoyé quelques mails, 6 je crois, dans des guesthouses à Melaka. J’ai trouvé du boulot en moins de 48h. On voulait travailler / être volontaires dans une guesthouse, je suis un peu une princesse, travailler dans une ferme ne me branche pas trop. (Et j’ai besoin de WIFI!)
Un copain du gars que j’avais contacté avait besoin de volontaires. On s’est pointé à l’hôtel et en 1/2h grand maximum c’était torché. On commençait le lendemain. Flo avait un taf de « Housekeeper » autrement femme de ménage / homme à tout faire. Quant à moi j’étais serveuse. Une grande première pour moi!

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Vis ma vie de serveuse en Malaisie

Je n’avais jamais été serveuse, mais il y a un début à tout. Et on a surtout vu le fait que ça nous faisait économiser l’hébergement et le petit déj’. En 10 minutes, j’ai été « formée ». Bref j’ai lu la carte des boissons, il m’a montré comment ça marchait. Voilà, voilà!
JOUR 1: J’ai comme un balais dans le cul, je ne sais pas où trouver ma place. Ce n’est pas très grand. Mon collègue, Kumar, est plus ou moins un connard. Je crois qu’il a un problème avec les bonnes femmes. Les clients sont… des clients. Ce sont beaucoup d’européens et donc un peu cons sur les bords. Les allemands picolent comme des trous et ne sont pas agréables. Heureusement j’ai fini ma soirée en servant deux indiens adorables avec qui j’ai bien parlé. J’aime les indiens, ils sont tellement différents et ouverts d’esprit!
JOUR 2: Mon balais dans le cul disparait un peu. Kumar est toujours plus ou moins un connard, mais j’ai le temps de me rendre compte de son petit jeu – débarrasser les tables avant moi, récupérer les éventuels pourboires même s’il n’a pas servi la table de la soirée. Ok, ok! Le chanteur qui anime la soirée picole comme un trou mais il est sympa. On a du monde et je suis contente quand j’ai une table de français, même si elle est énorme. Et ça les arrange bien que je sois francophone. Les français et l’anglais, c’est toujours un peu compliqué! Roy, le cuistot m’a expliqué la carte, c’est plus simple pour conseiller les clients. D’ailleurs, y’en a 3 qui sont à moitié malades. Le type me demande un plat local sans épices. Je passe la commande à Roy qui fait un plat « sans épices ». Ouais sauf que la notion de « No spicy » est très relative et surtout très différente pour un asiat’ ou pour un blanc. Bref, le client ne sait pas manger son plat, ce que je conçois facilement. Le cuistot aussi et en refait un sans épices. J’ai senti le premier, ça ne me semblait pas très épicé pourtant… Passons, je crois que je me suis vraiment habituée à la bouffe en Asie. Bref, un service où je ne me fais pas trop chier et à la fin j’ai mal aux pieds.

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JOUR 3: Ennui… Le chanteur qui anime la soirée est là, mais ne joue pas. Il boit juste. Il y a un autre chanteur qui se croit beau, mais qui ne l’est pas du tout. Il me drague gentiment et gentiment je lui explique que j’ai un mari! Il reste sympa avec moi quand même. Je n’ai plus de balais dans le cul. Les gens sont presque sympas, mais assez radins en pourboire! Je commence à être plus rapide que Kumar pour récupérer les pourboires. Et cet enfoiré m’a gentiment laissé tout l’extérieur à ranger toute seule. D’emmerde toi, Julie!

JOUR 4: Je crois que j’ai un peu fait le tour du boulot qu’on me demande. Je baille aux corneilles la plupart du temps! Le début du service est long comme d’habitude. Mais un gars arrive et demande Kumar, qui était parti faire une sieste. Je lui demande si je peux l’aider. Il cherche un volontaire pour l’aider dans sa guesthouse. Je parle avec lui vite fait. Je suis en train de me faire débaucher! Trop facile de trouver du taf ici! On décide de se voir dans sa guesthouse le lendemain pour en parler plus facilement et pas devant mon boss! (J’en parlerai dans le 2ème article de la suite de cette histoire un peu cheloue!)
La soirée se passe tranquillement. Le chanteur chante faux et mal. Sa guitare est surtout un élément de déco. Heureusement qu’il y a un daron australien qui demande à chanter. 20 minutes de tranquillité auditive. Je m’amuse à mettre une cuite à 3 anglais. C’est facile vu que j’ai passé beaucoup de temps dans les bars à Calais, à l’époque où les anglais ne boudaient pas encore Calais. Bière pas très bonne mais pas chère, ça suffit! A minuit le restau ferme, on les a laissé dehors avec les 4 allemandes. Ils nous ont pourri une partie de la nuit!
J’ai aussi réussi à dérider une connasse de cliente. Elle arrive en étant super désagréable et commande sèchement un plat et un verre d’eau. Le boss me dit de me méfier d’elle. Kumar qui mange tranquillement pendant le service m’averti aussi. Ouais n’empêche qu’un sourire ça ne tue pas et je ne la connais pas. Je reste méfiante mais pas désagréable pour autant. Et à la fin du repas, elle s’était carrément détendue. Elle m’a filé une clope avec un « God bless you ». C’est fun!
(Le lendemain cette cliente reviendra et mon boss refusera de la servir. Ni une, ni deux, elle fera une crise devant moi et forcément je ne saurais pas où me foutre! Merci patron!)

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La suite de mes péripéties de serveuse arrivera la semaine prochaine, en condensé. Ca vous laisse quelques jours pour parier combien de temps il me faudra avant d’exploser à la gueule de mon collègue Kumar, le connard!

4 Responses

  1. Tu as raison. Ne te laisse pas faire Julie. Te connaissant ça ne va pas durer bien longtemps! Bisous Julaïe

    • Mdr! Ca n’a pas duré longtemps, il a réussi à me faire sortir de mes gonds. Et l’engueulade en anglais, ça vaut son pesant de cacahuètes! lol
      Gros bisous ma Maricthe et merci d’être passée sur mon blog <3

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