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Je suis définitivement à la bourre dans mes articles à propos des villes et pays que nous avons visités. En 2019, j'ai vraiment mis la partie nomade du blog de côté. J'avais besoin de ça pour me ré-approprier le blog. Donc nous sommes en 2020 et vous aurez quelques articles de nos séjours en 2019. Vaut mieux tard que jamais! Cette fois, je vous emmène en Inde, dans le sud et plus précisément à Chennai (anciennement Madras).

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© Henry Clive

A propos de nos voyages en Inde

Cet article clôture notre 3ème visa en Inde et comme vous pourrez le lire, l'Inde n'avait pas fini (et je pourrais encore parler au présent je suppose) de nous surprendre. On a commencé notre nouvelle vie en tant que nomade et en Asie par l'Inde, par le sud et on a encore pas mal à découvrir. Ce qui est certain c'est que jusqu'à présent on a eu plus de feeling avec le sud du pays qu'avec le nord. On trouve que c'est plus facile à vivre dans le sud: les gens sont plus détendu (ils restent indiens, on est tout de même loin de la nonchalance laotienne par exemple...), le contact est plus chaleureux, la bouffe nous plait vraiment plus et globalement l'atmosphère est moins lourde.

Au sommaire de cet article


A propos de notre séjour à Chennai en 2019

Ce n'est pas la première fois que nous mettions les pieds à Chennai. La première fois remontait à 2017, en pleine période d'émeute. On avait aussi atterri à Chennai au début de notre 3ème visa. Ce n'était pas une ville que nous portions dans notre coeur et on y est allé un peu à reculons. Mais c'est l'Inde et on ne peut pas se fier aux expériences que nous avions vécues. On a été très agréablement surpris, mais ça, j'y reviens après.
En 2019, nous sommes allés  à Chennai sur la fin de notre visa de 6 mois. On avait du réserver un billet pour quitter le territoire à l'arrache dans l'aéroport de Colombo, 6 mois avant. On avait pris Chennai sans savoir où nous serions à ce moment là. On a bien essayé de changer le vol, mais c'était merdique. Indigo - la compagnie Low Cost mais avec un meilleur confort que Air India, c'est un peu de la merde en boite.
Bref, on est arrivé à Chennai sans grande motivation au début du mois de septembre.

Redécouvrir Chennai avec un nouvel oeil

Je viens de relire rapidement mon premier article qui relate notre première fois dans cette grosse ville d'Inde du sud. (Je te mets le lien en bas de l'article, si tu veux). Et ce que j'ai écrit, c'est comme mes souvenirs. On en avait sérieusement chié. La grande différence entre notre 1ère fois et ce séjour de quelques jours en septembre 2019, c'est qu'on a pris quand même un peu de bouteille entre deux! La première fois, nous venions de quitter la France ou presque. On n'avait rien vu de l'Inde. Même maintenant, on ne considère pas avoir tout vu de ce pays aux milles facettes. On en a vu juste un peu plus. On a aussi voyagé entre temps, et, du coup on ne voit plus les choses tout à fait de la même façon.
Cette fois, on est arrivé du nord et on venait de passer quelques mois à Varanasi. On a retrouvé les saveurs de la bouffe sud indienne. Et c'est quand même ma nourriture préférée en Asie! On a pu constater aussi la différence de mentalité entre le nord et le sud, chez ces derniers, on a pu voir qu'ils étaient quand même plus détendus (et plus sympas).

Les transports à Chennai

Outre notre premier séjour pas terrible, on avait l'expérience de Chennai pour l'aéroport, à plusieurs reprises. Et tout ce qui était question de transports dans cette ville nous gonflait bien comme il faut. On en avait ras le bol de tomber sur des chauffeurs de taxi pourris qui essayent de nous la mettre. Quand on est arrivé à Chennai 6 mois avant depuis le Sri Lanka, on a pris un taxi pour aller à Pondy. Le chauffeur a essayé de nous la mettre à l'envers quand on est arrivé à l'entrée de Pondy. Pondicherry est un état à part entière, il faut un permis différent de celui du Tamil Nadu pour conduire. Le chauffeur de taxi ne l'avait pas. Il nous a déposé à l'entrée de la ville dans un tuktuk. Le chauffeur de taxi a essayé de nous taxer plus de thunes que ce que nous avions convenu. Ca nous a gonflé. On n'a pas lâché l'affaire, il est reparti bredouille sous l'oeil amusé des tuktuks qui eux avaient compris qu'on connaissait déjà le coin.

C'est un exemple parmi d'autres et quand on pensait transports à Chennai, on était déjà sur les dents. Et cette fois, ça s'est passé les doigts dans le nez! On est arrivé sur l'aéroport des vols domestiques. On est sorti et on a trouvé le comptoir Ola Car (same same que Uber). On a réservé un taxi en choisissant la taille de la voiture. Ce qui est bien c'est qu'on sait en avance combien ça va nous couter. Parfois, c'est un peu plus s'il y a eu de la circulation. On aurait pu prendre le métro mais 1/ on était le soir, l'avion avait eu du retard 2/ on ne savait pas où on foutait les pieds, on ne voulait pas galérer plus que nécessaire. Ola Car c'est rapide et efficace. Même si vous n'avez pas de numéro de téléphone indien, vous passez par le comptoir, un employé fera la réservation pour vous. (Je crois que pour faire Pondy / Chennai 3 mois auparavant on était passé par Uber mais on avait une carte sim valable dans le Tamil Nadu). On est arrivé facilement à la guesthouse. Et on a fait la même chose pour quitter la ville quelques jours après et arriver à l'aéroport. Pas besoins de négocier. On connait le prix à l'avance. C'est aussi plus confortable que le bus ou le tuktuk.

Quelques jours très agréables à Chennai

Cette fois, on était dans le quartier muslim de Chennai. On a trouvé sur Booking une guesthouse qui convenait en tout point à nos attentes: Pas un confort de fou mais propre, du wifi et à proximité des restau; En prime, c'était une ancienne maison très charmante, blanche avec des volets bleus. Il ne faisait pas trop chaud dans la chambre. A l'époque où les ventilo ou la clim n'existaient pas, il fallait bien que la maison soit ventilée et fraiche dans la mesure du possible. La seule chose qu'on aurait pu trouver à redire, c'est la salle de bain et les toilettes qui n'étaient pas dans un état au top. Mais on ne vit pas dans la salle de bain, donc on s'en fiche pas mal. La guesthouse était au calme, même si nous étions à quelques minutes d'une artère passante et même si on était juste à côté de la mosquée. (L'appel à la prière ça ne nous dérange aucunement!)

Nous ne sommes pas restés très longtemps et on n'avait pas envie de courir dans tous les sens pour visiter la ville. En plus, à ce moment là, Flo avait quelques soucis intestinaux. On a fait une grande balade. On est allé jusqu'à la plage, qu'on a trouvé assez propre pour une plage indienne! La digue est agréable et il y avait peu de circulation. On a aussi découvert le quartier où l'on se trouvait avec beaucoup de plaisir. Un quartier indien pas très riche, un peu dégueulasse. On a vu des femmes attendre près de la pompe à eau pour remplir leurs jarres. Même si la capitale du Tamil Nadu compte plus de 6 millions d'habitants, l'eau courante n'est pas dispo dans tous les logements. Et ce qui fait une drôle de sensation, c'est quand on prend en compte que Chennai est l'une des villes qui revient automatiquement dans tous les articles qui traitent de sécheresse et de pénurie d'eau dans le monde. (Et en France, quand on tire la chasse, c'est de l'eau potable!)

Nos quelques jours ont tourné autour de la bouffe et du chai. On a trouvé un petit restau tranquille le midi où l'on pouvait manger un meal pour 50 roupies (1€ +/- 80 INR) On a aussi profité d'être dans le sud pour manger pour Flo un poulet tandori et pour moi une shawarma (ça ressemble au kébab en France mais avec de la viande épicée et bien trop de sauce). On a bu du chai comme les accrocs que nous sommes. On savait qu'on partait en Thaïlande et que le thé, ça allait être fini. Boire un chai en Inde a une saveur particulière. On est devant le shop avec notre petit verre de thé préparé devant nos yeux. On en profite pour se griller une clope. (En Inde, on ne va pas se promener avec une clope à la main, encore moins pour moi qui suis une femme). Là où nous buvions notre thé, personne ne m'a regardé bizarrement parce que je fumais. Très bien!

Voilà, voilà, pour le résumé de notre dernière étape indienne en 2019. Encore une fois, ce pays nous a montré comme il pouvait être accueillant et ce, contre toute attente. Limite, on a eu les boules de ne pas être arrivés plus tôt et avoir à quitter cette ville si rapidement. Je ne sais pas quand on retournera en Inde, mais si on doit repasser par la capitale Tamile ce sera avec beaucoup de plaisir.

Quelques infos pratiques pour visiter Chennai

Si tu envisages de visiter Chennai pendant quelques jours, voilà le peu d'informations qu'on peut te donner:
En sortant du bâtiment de l'aéroport (domestique sûr, international pas sûr), il y a un comptoir vert Ola Car. Ils peuvent te réserver un taxi en quelques minutes. Le "quai" pour prendre le taxi est un peu plus loin et avec la réservation, tu as la plaque d'immatriculation du chauffeur pour le repérer parmi toutes les voitures.
La Guesthouse où l'on a séjourné s'appelle Broad Lands, elle est dispo sur Booking. Elle est charmante et propre (sauf la salle de bain et les toilettes où un coup de neuf ne ferait pas de mal). Elle est proche des restaurants et shops en tout genre.

Et en bonus.... Nos tronches pendant le voyage entre Chennai et Bangkok, avant d'arriver à Kanchanaburi!


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