Cocon de décoration: le blog

Workaway: vis ma vie de serveuse en Malaisie (Part 2)

Dans le précédent article, je vous expliquais brièvement ce qu’était le workway, mais aussi les raisons qui nous ont poussées à bosser quelques heures par jour, alors qu’on est en Malaisie. Aujourd’hui, je termine mon récit sur ma vie de serveuse… En espérant au moins te faire rire un peu ^^ (Au moins ça servirait de bosser!)
vie nomade workaway malaisie

Être serveuse – c’est chiant

Contrairement à l’article précédent, je ne vais pas vous faire un récapitulatif jour pour jour de ma vie de serveuse en Malaisie, ça serait chiant à lire! (C’est déjà chiant à vivre, je ne vous l’impose pas!)
Tous les jours c’est plus ou moins le même topo: de 19h à 20h30, je baille aux corneilles, je me fais royalement chier. Je médite un peu, j’essaye de voir le positif là dedans. Clairement, le cadre est assez sympa. Heureusement qu’il y a le soleil. Je ne me vois pas faire la même chose et me faire chier à Dunkerque! Tous les jours, je sers Murray, un vieux nouveau-zélandais, habitué ici. Ca m’occupe cette première partie de soirée.
Vers 21h, ça commence à être la course. Pendant plusieurs jours j’ai passé mon temps à chercher Kumar le connard, histoire qu’il me donne un coup de main. Il disparait toujours et quand il est là – chose rare – soit il est au téléphone, soit il mange. Sur papier, il bosse plus d’heures que Flo et moi. En vrai, il n’en fout pas une. C’est très pénible, surtout quant la salle est pleine de clients.
Je m’éclate avec les clients. J’aime beaucoup avoir des clients français ou francophones, ils sont immédiatement plus détendus avec moi puisqu’on parle la même langue. Il y a beaucoup (trop?) de français en Malaisie. J’adore servir les anglo-saxons (surtout les vieux) et les belges. Généralement ce sont des gens extras et curieux de savoir ce que je fais là.
Je déteste toujours autant les chinois. Ce sont des monstres qui consomment à tout bout de champ et qui n’ont pas une once de savoir vivre. Ils sont du genre à arriver à 23h45 alors qu’on ferme à minuit. Ou ils sont capables de passer 8 commandes en moins de 10 minutes… Au lieu de se concerter un peu avant de faire galérer la serveuse! Ils donnent des pourboires, mais au prorata du nombres de convives à table et la galère que c’est de les servir, le pourboire, c’est vraiment pas grand chose! Les singapouriens sont aussi pénibles à servir. Ils ont de l’argent, commandent beaucoup mais te prennent pour de la crotte. J’adore! Et en plus avec eux, je peux m’asseoir sur le tip!
Globalement, heureusement qu’il y a les 2 chanteurs qui sont là et qu’on parle un peu pendant la fin de soirée. Ils sont géniaux, même si c’est toujours la même chose qu’ils chantent!
A la fin de l’article de la semaine passée, je vous laissais réfléchir au temps qu’il me faudrait avant d’exploser à la gueule de Kumar le connard… Oui, parce que c’était certain que j’allais péter un plomb. J’ai beau méditer et prendre sur moi, au bout d’un moment, faut arrêter de me prendre pour une conne. J’ai supporté la course aux pourboires (soit vite débarrasser pour récupérer mon dû avant lui). J’ai supporté le fait qu’il me parle comme à une merde. J’ai supporté de me taper tout le rangement de l’extérieur toute seule et tous les soirs; J’ai pas supporté qu’en plein service il joue le petit chef à me faire une remarque. Je l’ai engueulé devant les clients, le boss et Flo. Et tout ça en anglais. Heureusement qu’il y avait le bar entre lui et moi, sinon, il se serait pris ma main en pleine tronche. C’était la goute d’eau qui fait déborder le vase. Bref, il m’aura fallu 12 jours avant de lui exploser à la tronche. Et maintenant son rôle de petit chef il peut se le carrer bien profond où je pense… Mon boss en a rien à foutre, donc je fais ma loi! Et puis c’est tout! (Nan mais, je suis à moitié en vacances je ne vais pas me faire chier avec cette saloperie de népalais!)
Enfin, dernier point sur mon quotidien merdique: le harcèlement de la serveuse. On nous casse les couilles sur le harcèlement de rue en France, patati patata. Euhhhhh! Le harcèlement de la serveuse n’est carrément pas un mythe du tout. Ca va, pour le moment, je n’ai pas eu de gestes déplacés (sinon, je m’en fiche, je tape!). Mais les remarques fusent. Honnêtement, c’est chiant d’être soit considérée comme un bout de viande fraiche et blanche, soit comme une merde. (Dans le second cas de figure, je suis une serveuse exécrable, et, je réponds au clients, très effrontément! Nan mais oh!)

Recommandations à propos du workaway

Pour finir cet article et mon épisode « serveuse en Malaisie », je voulais revenir sur un fait un peu anodin, mais qui mérite d’être souligné. On oublie le fait que je travaille avec un connard et que mon boulot est loin d’être palpitant et on va parler sérieusement.
Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais la semaine passée je vous expliquais que j’avais été plus ou moins débauchée pour m’occuper d’une guesthouse. Je suis allée le lendemain au rendez-vous. Le gars a été sympa, il m’a mis en confiance. Le boulot avait l’air sympa. A la fin du rendez-vous, il me propose de m’inviter à manger. Chose que je refuse, simplement parce que je ne suis carrément pas à l’aise de bouffer en tête à tête avec un inconnu sans Flo. Il comprend, je lui avais déjà dit que j’étais mariée. Et il me fait un câlin… Faut savoir qu’en Asie, on ne se touche pas: Inde, Népal, Malaisie même combat. Les seules personnes à qui j’ai fait la bise ou que j’ai enlacées pour dire au revoir sont des françaises et des français. Bref, je me libère bien vite de son étreinte cheloue et je rentre.
Entre temps, il m’ajoute sur Facebook pour me tenir au jus pour le boulot. Et sur mon compte Facebook on voit clairement que je suis mariée. Flo et moi on fait plein de selfies à la con. Et bizarrement plus de nouvelles. Flo hyper suspicieux ne sent pas le bonhomme et fait des recherches à propos de la guesthouse. Un commentaire nous a laissé un goût amer, une hôte à qui il a fait un bisou sur la joue sans rien demander.
big step hotel melaka patron chelou
Bref, vraiment chelou ce type. Je l’ai relancé vite fait mais il n’a soit-disant pas le temps de s’en occuper. Je pense que ça le fasse chier que je sois mariée! D’ailleurs la semaine passée on l’a croisé, j’ai cru que le type allait se liquéfier en voyant Flo.
Bref, les filles, je ne saurais trop vous conseiller d’être méfiante si vous souhaitez faire du workaway et surtout si c’est trop beau pour être vrai! Le gars de l’hôtel Big Step de Melaka n’est peut-être pas le seul à chercher une femme plus qu’une volontaire. Passons, si vous avez le moindre doute sur votre interlocuteur faites vous accompagner ou faites en sorte qu’on puisse vous joindre en cas de pépin lors de l’entretien, on n’est jamais trop prudentes! Le gars m’avait mis en confiance et pourtant il n’était pas très clair!
Dans mon cas, tout et bien qui finit bien, enfin… Façon de parler! Je suis toujours serveuse, je me fais toujours chier au boulot, mais au moins je ne vis pas avec un gars carrément craignos!

Soutenez Cocon de Décoration

http://www.cocondedecoration.com/blog/wp-content/uploads/2017/08/Soutenez-Cocon.jpg

Notre vie en Asie sur Instagram

FERMER
CLOSE