nomade journal non confinement thailande semaine 8

Cher journal,
J’aurais pu continuer l’histoire de la semaine passée, celle avec la connasse d’anglaise qui nous pourri la vie. J’y ai longuement pensé et j’avais même commencé à écrire à ce propos. Ça aurait pu vous faire rire. Ca vous aurait montré que les cons, 1/ il y en a partout 2/ et qu’en plus ils voyagent. Et puis, je me suis dit que ce n’était pas une bonne idée. J’essaye de ne pas trop ressasser quand il y a une merde qui nous tombe sur la tronche, et, la connasse fait partie de ces merdes qu’on subit. C'est frustrant mais on n'y peut rien. Du coup, je ne vais pas vous lister tout ce que la connasse a fait cette semaine pour briser les couilles de tout le monde. Et je vais plus me concentrer sur l'enrichissement que cette semaine m'a apporté.

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Drôles de changement dans les interactions sociales

Avec Flo, on est beaucoup dans l'observation. Pour ceux qui nous connaissaient dans la vie réelle avant d'arriver en Asie, ça ne choquera personne que j'écrive que Flo est très observateur. Moi, avant, je l'étais moins. Mais en voyageant, j'ai appris et j'apprends encore à regarder ce qui m'entoure. Cette semaine, ça n'a pas beaucoup changé mais on a eu l'occasion de plus parler.
Si vous n'avez pas lu mon dernier journal de confinement, voilà le topo. Nous sommes 7 touristes dans la guesthouse bloqués à cause des mesures prises pour limiter l'impact de l'épidémie. Nous ne sommes pas confinés. Ca ne change pas grand chose à nos habitudes très slow avec Flo. Ca fait chier les autres touristes qui voulaient faire les touristes. Sur ces 7 personnes, il y a nous, un belge, une espagnole, un singapourien et un couple d'anglais. Et avec ces derniers notamment la bonne femme, ça ne passe pas du tout. Dès leur arrivée, Flo et moi sommes restés en retrait. Elle n'a pas apprécié. Et puis, il y a eu de la bière volée. Une par nous parce qu'on nous avait volé la notre (4). Elle m'a cassé les couilles lundi passé à ce propos. Et c'est cet événement qui a bouleversé l'ordre établi depuis plusieurs semaines.
Depuis que j'ai parlé tout haut et mis en avant qu'on avait volé mes bières, la dynamique est très différente. En moins d'une semaine, on m'a parlé beaucoup plus qu'en 2 mois. Le singapoirien essentiellement qu'on commence à apprécié. Avec lui, c'est comme si j'avais ouvert la boite de Pandore quand on nous a volé nos bières et que j'en ai fait la remarque. Toute la semaine, il a pris ses distances avec l'autre connasse, plus ou moins de manière subtile. Vendredi, pour je ne sais quelle raison, il lui a mis ses 4 vérités dans les dents. C'était bon à entendre. Maintenant, elle fait la gueule.
La dynamique a aussi changé pour les autres personnes. L'espagnole par exemple me parle à nouveau. Le belge, pas plus. En même temps, c'est un peu le 2ème mari de la connasse d'anglaise. Et même le premier mari de l'anglaise m'a parlé. J'étais sur le cul, même si je m'en serai bien passée. Il est raciste comme ce n'est pas permis.
Perso, je parle quand on me parle. Je n'ai pas grand chose à leur dire donc je ne fais pas le premier pas. Et parler de la pluie et du beau temps, ce n'est pas hyper naturel chez moi. Ca ne me vient pas spontanément. En revanche, observer ces changements, c'était assez drôle. Je me suis cru de retour au collège où l'on crie: "t'es plus ma copiiiiine!". Drama de merde à 200%.

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Découvrir un peu plus la culture chinoise et singapourienne

Ces changements dans la dynamique du vivre ensemble nous ont permis de plus parler avec Jason, le singapourien. Enfin parler est un bien grand mot. On écoute et on ponctue avec quelques mots. Jason parle beaucoup et il le sait. Comme perdre du temps avec les faux-semblants m'emmerde énormément, je lui ai dit qu'il pouvait parler beaucoup surtout si ça me permettait de mieux connaitre ses différentes cultures. Donc tout en me parlant de sa vie, j'apprends des détails sur la culture chinoise dont il est originaire et la culture singapourienne où il est né et dans laquelle il a grandi. Tant qu'à faire autant que chacun y trouve son compte dans nos interactions sociales.

Apprendre à être zen ça s'apprend

Avec l'ambiance toute tendue de la guesthouse, ma patience a été mise à rude épreuve. Elle (la connasse d'anglaise) est toujours à 2 doigts de se prendre une bonne grosse claque dans la gueule, sans sommation. Et je me félicite d'être devenue bien plus zen qu'avant grâce au voyage. Je ne suis pas encore au stade de Flo qui m'a vendu du rêve cette semaine. L'anglaise lui a parlé d'un truc dans le frigo. Il n'a même pas pris la peine de lui répondre ou de se retourner. ("Pour moi, un tas de merde, ça parle pas, j'ai du entendre des voix" dixit mon poète de conjoint). N'empêche que je ne bronche pas, même quand elle coupe la parole, même quand elle fait exprès de s'installer en face de moi alors qu'il y a de la place partout, même quand elle met sa musique à fond alors que je bosse... Il y a tellement eu de situations problématiques cette semaine qu'il serait fastidieux de les énumérer. Et quoi qu'il arrive, ma ligne de conduite est: Ne pas broncher. Je reste de marbre. J'éprouve mon self control. Julie - Bac +3 en maitrise de soi.
Ce qui est fun c'est que le singapourien est beaucoup moins zen. Même si je lui conseille d'apprendre à s'en battre les couilles. Même si l'espagnole lui répète la même chose depuis plusieurs semaines. Avant de lui en mettre plein la gueule, il a d'abord fait des vannes et des piques. Il cherche la merde. Mais il était drôle. Là, c'était moins évident de faire style que je travaillais et que je ne les écoutais pas. J'ai eu du mal à réprimer plusieurs sourires vu les saloperies (méritées) qu'il a mis dans le nez de l'anglaise. Faut voir avec le temps, s'il va réussir à prendre du recul. Ce serait dommage que ça ne parte encore plus en eau de boudin. Faut pas oublier qu'on est bloqués ici malgré nous et qu'aller ailleurs en Thaïlande n'est pas impossible mais vraiment bien plus compliqué.

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Enfin, pour terminer cette 8ème semaine, une interrogation. Vu que le dé-confinement commence en France qu'en Thaïlande les mesures commencent à s'assouplir, je me demande si je dois / vais continuer à écrire toute les semaines autour de cette thématique qu'est le confinement / épidémie... Qu'en pensez-vous?


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