Nos familles et nos amis nous posent fréquemment des questions à propos de notre vie un poil atypique en Asie. Il y a quelques semaines, j’ai aussi demandé aux personnes qui me suivent sur Facebook si elles se posaient des questions à propos de notre vie nomade. Voilà donc nos réponses aux principales questions que l’on nous pose fréquemment 😉 (Et puis, pour une fois, je vais mettre quelques photos de nos tronches… Vous verrez qu’on a bonne mine et qu’on a un grain aussi!)
vie nomade principales questions et reponses

Ca va?

Oui, on va bien. Physiquement, on a du perdre 30 kg chacun en un an, on a marché beaucoup de kilomètres, on en a parcouru bien plus en train, bus et avion. On mange très bien et à notre faim (en Malaisie, on a eu du mal à trouver les bons restaus mais maintenant ça va). On a eu quelques bobos: 2 touristas pour moi, un pied qui a glissé dans les chiottes turcs, une côte fêlée pour Flo et une diarrhée stoppée par des médocs hyper efficaces indiens.
Sinon, on va toujours bien. On a jamais autant parlé que maintenant à deux ou à des inconnus. On parle anglais couramment aussi tant qu’à faire. On découvre sans cesse de nouvelles choses, de nouvelles personnes et de nouvelles cultures. C’est top. Donc oui, on va même très bien!

Vous comptez rentrer un jour en France?

A l’heure actuelle, non. Depuis un an nous avons beaucoup changé. Déjà qu’en partant, on ne portait pas la France dans notre coeur (en tout cas certaines choses en France nous sortaient par tous les trous du corps). Mais maintenant, on vit tellement différemment de vous qu’on a du mal à concevoir de rentrer. Les gens en Asie sont plus gentils, plus ouverts et plus souriants. Sans parler du beau temps. Alors pour le moment, on a du mal à s’imaginer rentrer en France avec la grisaille, les gens qui tirent la gueule et tout ça. Et pour la faire courte, on a du mal à comprendre pourquoi on accepterai le coût de la vie en France qui est vachement plus élevé pour des conditions qui sont parfois plus pourries qu’ici.
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Juin 2017 – juste avant de partir de l’Inde pour la deuxième fois

Ca vous est déjà arrivé d’avoir peur?

Oui à Madras, quand on est tombé dans une émeute pour aller à la gare. On a aussi eu peur de ne pas trouver notre wagon dans les gares en Inde, enfin, ça c’est surtout moi. Pour la question de la peur il y a trois choses à retenir:
1/ En Asie tu peux faire confiance aux locaux, notamment en Inde. On a toujours trouvé des gens qui ont pris soin de nous.
2/ Le crédo de Flo vient d’une phrase de Gandalf: Fais confiance à ton nez. Si la rue pue, il ne faut pas y aller. Ca nous a évité de nous retrouver dans des quartiers trop craignos et on a donc éviter pas mal d’emmerdes!
3/ La peur est très subjective. En France on va vous montrer des côtés assez sombres de l’Asie, notamment dans les médias. Mais en fait, il n’y a aucune raison de flipper votre race en allant en Asie. Si vous respecter les gens, les us et coutumes, ce sont des pays assez safe. C’est comme si on vous disait que la France était un pays dangereux juste à cause du terrorisme, c’est pas vraiment vrai – enfin, j’espère que vous ne vivez pas perpétuellement dans la peur!
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Moon, une de nos belles rencontres à Varanasi… QU’est-ce qu’on a pu boire comme chai avec lui!

Qu’est ce qui vous manque le plus?

La bouffe!
A Georgetown, on a rencontré une belge qui vit majoritairement en Indonésie depuis 12 ans et on était d’accord. Certes, les gens nous manquent, mais la bouffe c’est comme si notre corps la réclamait. Je vendrai mon frère (l’un des deux, voire les deux) pour une raclette ou un welsh! (Je vous aime les frangins!)

La plus belle découverte? Le plus grand plaisir? Et la plus grande galère?

(Question de Noémie sur Facebook)
La plus belle découverte pour moi, c’est moi. Comme je l’ai écrit plus haut on a beaucoup changé et j’aime la Julie que je découvre. La même pour Flo, j’aime le Flo qui est au quotidien à mes côtés. Niveau géographique, ma plus belle découverte c’est sans aucun doute les gats de Varanasi.
Le plus grand plaisir c’est revoir les gens. On s’est fait des super amis à Pondy ou à Varanasi et on est très heureux de pouvoir les revoir quand on en a l’occasion, quand on repasse par là.
Notre plus grande galère c’est notre arrivée à Penang. On en a sacrément chier, tout est allé de travers ou presque.

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Malaisie – Melaka

C’est un plaisir de suivre tes aventures. Quelques détails en plus, ça va être chouette.

(Micheline sur Facebook)
Ce n’est pas forcément évident de donner tous les détails de notre vie nomade. Ce n’est pas comme un voyage où on s’attend à ce que ce soit merveilleux de A à Z. Il y a des jours dans notre quotidien où il ne se passe rien de spécial, en tout cas, il n’y a pas matière à en parler sur le blog. On essaye aussi de garder des choses pour nous. On fait en sorte de vivre les choses pleinement.

Quelle est en moyenne votre vitesse de déplacement tout moyen de transports confondus? J’accepte un arrondi

(Rémi sur Facebook)
Rémi, à quelle vitesse peux tu te déplacer jusqu’au coin? Tu sais que je suis nulle en maths!
Le train en Inde, c’est maxi 50km / h. Le bus en Inde et au Népal c’est plus ou moins comme le train. En Malaisie, les bus et les routes sont plus au point donc on a du aller à 80 km/h. Pour les avions, je ne sais pas. Et fait-il compter les heures d’attentes avant d’embarquer et pendant les correspondances? On est des pros de l’attentes pour les transports. On ne râle plus, on fait notre vie dans les halls d’aéroports et de gares. On fait aussi notre vie dans les transports, surtout après les 28h de bus entre Katmandou et Varanasi ou les 22h de trains entre Varanasi et Jaipur. Evidemment, on a connu quelques bouchons en Inde, même en tuctucs.
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Il est beau mon Chéri n’est-ce pas?

Si on prend tous les voyages, escales, bouffe, etc. Ca revient cher ou c’est abordable finalement en un an?

(Rémi sur Facebook)
Ca dépend de ton train de vie choupi, un peu comme en France. Tu peux vivre dans des hôtels de luxe, bouffer occidental, te déplacer en avion et en taxi. Ou tu peux vivre de manière sobre. On cherche essentiellement des guesthouses propres, de la bonne bouffe locale. Le plus cher, c’est l’avion et les visas. Après, ça dépend du pays. Le Népal est super cher. L’Inde c’est abordable même pour les petits budgets (un repas local c’est moins d’un euro). La Malaisie c’est entre les deux, faut savoir trouver les bons plans.
Je n’ai pas calculé le budget que nous avons dépensé en un an. Je n’aime vraiment pas calculer. Globalement, pour te faire une idée, on dépense une quinzaine d’euro par jours à deux, soit 7 / 8 € par personnes pour la bouffe, l’hébergement, les clopes, les produits quotidiens comme le savon… Et comme je sais que tu n’es pas le dernier à picoler, il est possible de trouver de la bière pour pas trop cher! A ça il faut ajouter les transports et les visas.
julie et flo vie nomade un an
Photo prise je ne sais pas om, ni quand! Hey, hey!

Comment gères-tu les missions de travail durant les étapes du voyage?

(Sylvaine sur Facebook)
Très bonne question! J’essaye d’être organisée. J’ai la chance de travailler depuis plusieurs années en télétravail avec le blog, donc être en Asie ou en France, ça ne change pas trop. Il faut juste prendre en compte le décalage horaire et les galères de Wifi. Le décalage horaire, surtout dans le sud est de l’Asie est top. Je bosse le matin ici, donc c’est la nuit en France. je ne suis donc pas dérangée par les mails qui arrivent pendant que je bosse. Après 19h, généralement je ne regarde plus ma boite mail. Donc les mails qui sont envoyés en France l’après-midi sont traités le lendemain matin. Pour le wifi, j’apprends à être patiente ou à aller dans des lieux où le wifi est plus stable, comme au Mac Do! Mais c’est assez rare. Généralement j’attend et j’apprends vraiment à être patiente.
Ensuite, ici comme en France, j’essaye de lutter contre ma grande faculté à procrastiner. Je suis comme tout le monde, parfois je dois me foutre des coups de pieds aux fesses pour bosser. Généralement, je bosse le matin quand Flo dort. Ca nous laisse l’après-midi pour visiter et nous promener. Et puis quand on part / voyage sur un ou plusieurs jours, je m’adapte. Je prends de l’avance et je préviens les partenaires avec qui je bosse. Jusqu’à présent je n’ai pas rencontré beaucoup de soucis. Quand je sens que je vais avoir besoin de temps, je le dis. C’est toujours bien perçu par les gens avec qui je travaille.
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Kanyakumari, Inde, un jour venteux

Souhaitez-vous revenir à une vie sédentaire?

(Gaëlle sur Facebook)
Pour le moment, pas vraiment. Je pensais que ça serait plus difficile à vivre de bouger si fréquemment et au final, ça nous va très bien. On aime passer un mois dans une ville, prendre le temps d’en faire le tour et puis passer à autre chose. On a eu un peu de mal entre l’Inde et la Malaisie, mais on a fini par s’y faire. On envisage bien sûr de repasser à certains endroits qu’on affectionne beaucoup. Mais on ne se sent pas capables de reprendre un train de vie standard, avec un port d’attache. Même si ça fait un an que nous sommes partis, on n’est qu’au début de notre aventure. Il y a encore un tas de pays qu’on veut visiter. On souhaite aussi retourner en Inde. Et comme souvent on ajoute des étapes à notre liste de pays à visiter, on n’est pas là de se poser. Une fois qu’on aura fait le tour (si on fait le tour un jour), on aura peut-être eu un coup de coeur pour un endroit et on aura envie de s’y poser. Pour le moment, ce n’est pas le cas.
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Kuala Lumpur et les fameuses tours Petronas et puis nous! Uhuh!
Voilà, voilà… Je pense avoir répondu à vos questions. Forcément si vous vous en posez d’autres, n’hésitez pas à commenter cet article, j’y répondrai avec plaisir!