Me voilà rentrée de ma semaine de vacances avec Chéri. Un grand nombre de superlatifs pourraient convenir pour décrire cette semaine, mais nous dirons qu’elle a rempli une grande partie de ses objectifs et essentiellement le repos. Ça fait vraiment du bien de n’avoir rien à faire et de profiter de la piscine, du soleil et d’un bon livre (ou plusieurs).

Que dire de l’île de Rhodes? La crise économique dont on a entendu parler dans les médias est visible: un grand nombre de maisons et de cellules commerciales ont été commencées et laissées à l’abandon. L’aéroport n’est pas de première jeunesse. C’est aussi assez sale, il y a des déchets un peu partout, même sur la plage. On était dans un coin touristique donc c’est peut-être différent ailleurs. Sur l’ile, il y a deux principales ville: Lindos et Rhodes. Nous étions à quelques kilomètres de Rhodes et à pied c’était agréable de longer la plage et la montagne pour y arriver. Notre hôtel et notre chambre donnaient sur la plage de galets avec une mer bleue. C’était un petit hôtel familial et agréable. Le personnel était gentil et avenant. Même l’une des serveuses a fini par me décrocher un sourire, alors qu’elle ne souriait qu’à Flo… L’hôtel était dans un endroit calme, si on fait abstraction du bruit des grillons!

sirene beach hotel Rhodos

La piscine de l’hôtel Sirene Beach

Honnêtement, nous n’avons pas beaucoup bougé de l’hôtel. Il faisait trop chaud la journée et même s’il y avait du vent qui rendait la chaleur supportable, nous aurions cramé. Le soleil est vraiment puissant là-bas. Quand les rayons arrivent sur la peau, ils brulent; Ce n’est pas comme ici. Nous avons bougé le soir. Deux fois à Ixia, une “ville” touristique  sur le prolongement de la côté où il y a essentiellement des hôtels et des restaurants. Et deux fois à Rhodes. Cette dernière est une ville à plusieurs facettes. Nous sommes allés jusqu’à l’extrémité de la ville qui offre un panorama incroyable sur la mer (et en prime on a eu un coucher de soleil sur les montagnes turques). Nous nous sommes promenés dans la vieille ville, avec ses fortifications construites à l’époque médiévale. En pleine nuit, c’est très joli et animé. Et la seconde fois, où nous y sommes allés, nous avons découvert une ville plus dynamique avec des restaurants et ses bars. D’ailleurs, on a trouvé un restau vraiment agréable et typique. Le cuistot nous a accueillis avec quelques mots de français et il nous a offert un petit verre de blanc juste parce que nous étions français. (Les français sont rares visiblement sur l’île de Rhodes). On y mangé des plats grecs succulents et gourmands à souhait!

La première fois en ville, j’ai pu constater que les Grecs conduisent comme des pieds: klaxon, pas de casque en 2 roues, feux oranges et rouges pas respectés, l’insertion dans un rond point qui dépasse l’entendement… A certains endroits, il faut prendre une bonne respiration pour pouvoir traverser la route. Faut aussi regarder droit devant soi une fois qu’on est sur la route, histoire de ne pas avoir peur. C’est juste flippant! On a voulu rentré en taxi aussi ce soir-là. On avait espéré avoir une Mercedes neuve, au lieu de ça, on est tombé sur une 406 avec de l’âge et son conducteur était particulier: je comprenais un mot sur 3 de son anglais, il avait un style vestimentaire et une hygiène capillaire légèrement douteux. Ce qui est bien avec le taxi, c’est qu’on est passé par Rhodes centre avec ses boutiques – les mêmes que chez nous. Donc on a pu voir ce que ça donnait sans perdre trop de temps. Il m’est arrivé de fermer les yeux lors du trajet, mais un chouïa moins souvent qu’en Turquie. Et ce qui est drôle avec les taxis c’est que les prix c’est un peu à la tête du client. On nous avait dit 8€. On avait vu 6€. On a payé 7€. Une famille wallonne qui était dans notre hôtel a payé 10€. Mais bon, c’est de l’ordre de l’anecdote qui fait rire. old rhodos island

La vieille ville de Rhodes près du port

Chéri aurait aimé faire l’excursion en 4×4 qui permet de voir l’île en dehors des sentiers battus. Étant malade en voiture quand on est en montagne, je n’étais pas emballée. Et avec la puissance des rayons du soleil, je crois que nous aurions brulé. J’aurais aimé découvrir les ruines d’une cité grecque antique, un peu plus au sud et la maison construite par Mussolini. (L’île fut une colonie italienne pendant quelques années et comme les italiens pensaient rester longtemps, ils ont construit de belles “maisons”)… Mais nous nous sommes dit qu’il aurait fallu venir en avril pour pouvoir faire des visites plus tranquillement sans cuire sous le soleil.

Dernier point sur l’île de Rhodes: la religion. Les grecs sont des catholiques orthodoxes pour la plupart. Il y a vraiment des différences avec la France. J’aurais aimé visiter une église orthodoxe pour voir la différence avec les églises qu’il y a par chez nous. En se promenant, on a croisé un vieille homme assis devant sa porte qui tenait un chapelet tout en regardant la mer. Quand on regarde bien, les grecs ont souvent une croix en bois autour du cou ou sur le rétroviseur de la voiture. Je savais aussi qu’au bord de la route, lorsqu’il y a eu un accident, les grecs édifient de petites chapelles (plus ou moins conséquentes selon la taille de l’accident) et nous en avons croisés plusieurs sur notre route. Elles sont toutes différentes avec de la couleur, parfois avec des photos du défunt. Il y a aussi dans ces chapelles des bougies, des icônes religieuses, des choses qui peuvent faire penser à des offrandes. Même si cela peut sembler macabre, c’est assez joli en soi. Lorsqu’on allait jusque la ville de Rhodes, on empruntait un passage entre la mer et la montagne. Chéri a fait de très belles photos, d’ailleurs. On a vu qu’il y avait un escalier et à notre seconde balade, nous y sommes montés. Il y avait dans un premier temps, une petite chapelle comme celles dont je vous parle dans les lignes précédentes, puis en redescendant quelques marches, nous sommes tombés sur une grotte. Whouah! Je ne suis pas pratiquante, mais je sais reconnaitre la beauté des choses. Au font de cette grotte, une croix en bois qui surplombait un hôtel de fortune. Sur le haut des “murs” des croix blanches peintes. Et de l’entrée jusqu’au fond: des icônes, des bougies, des messages (en grec). C’était vraiment joli à voir. Il y en vait partout. Je ne sais pas si c’était comme chez nous les calvaires avec une espèce de rituel pour bénir les pêcheurs et la mer ou si c’était un endroit de recueillement pour les personnes qui se sont tuées dans le virage juste au dessus de la grotte. Mais c’était très joli et entretenu, puisque les bougies étaient allumées et il y avait de l’encens. Je n’ai pas fait de photos, mais Chéri en a fait une de l’extérieur. C’était vraiment joli et surprenant.

rhodos island

Chapelle sur la route et coucher de soleil sur la mer

Que dire de plus sur cette île? Le soleil se couche très vite et tôt. A 20h30 (heure locale, soit 19h30 en France), le soleil est en train de se coucher. Il descend très vite dans le ciel. Il faut compter 10 minutes, mais c’est un spectacle vraiment très joli à voir, d’autant plus qu’il se couchait derrière les côtes / montagnes turques. La Turquie est plus proche de l’île de Rhodes que l’Angleterre de la France, pour vous donner un ordre de grandeur.

Nous sommes rentrés dans la nuit de samedi à dimanche. Le vol s’est bien passé jusqu’à l’atterrissage. On passe par la Belgique quand on part en vacances et cette fois nous devions atterrir à Charleroi. Oui, sauf que dans la nuit de samedi à dimanche il y avait de l’orage, de la pluie et du vent. L’avion a tourné une bonne demie heure au dessus de la piste d’atterrissage en essayant de se poser plusieurs fois. C’est très impressionnant quand on est à l’intérieur. Il y a eu des cris et du stress dans l’avion. Moi je me suis agrippée au fauteuil de devant. Chéri est resté zen, mais bon, c’est chéri, il est zen dans de nombreuses circonstances. On a fini par atterrir à Liège parce que c’était plus simple, mais tout aussi flippant quand on a touché le sol. C’était épique! Et au lieu de rentrer vers 2h à la maison, nous sommes arrivés à 4h45…