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Dans mon dernier article avant le bilan 2020, je vous expliquais qu'il était temps pour nous de quitter Istanbul. Nous n'avons pas attendu la fin de notre visa comme nous le faisons habituellement. Et cette semaine nous avons atterri en Egypte. Décidément, 2020 est une année pleine de surprises! Ce n'est pas hyper facile de voyager avec le Covid mais ce n'est pas impossible et au final, cela nous ouvre des horizons inattendus!

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© Bahaus Library

A propos de notre vie nomade

On a quitté la France en 2016 pour l'Inde. On pensait s'y installer et on a vu sur place qu'à ce premier visa, c'était impossible; Le décalage était trop grand. On s'est donc mis à bouger de pays en pays. Ca fait très aventurier mais au final, on a un quotidien assez tranquille - normalement. En 4 ans, on a découvert l'Inde, le Népal, le Sri Lanka, la Malaisie, la Thaïlande, le Laos et l'Indonésie. On voyage de manière slow c'est à dire qu'on ne court pas partout pour voir toutes les attractions touristiques à voir absolument. On préfère prendre le temps et essayer de comprendre un peu mieux les pays dans lesquels on voyage et on vit.
2020 est une année bizarre à cause de la pandémie et perso, je ne tiens vraiment pas à rentrer en France. Comme les frontières en Asie sont gelées. Après 7 mois en Thaïlande où on était peinards puissant 10 000, on a du mettre les voiles vers la Turquie fin septembre. Et il était temps pour nous de bouger à nouveau vers de nouveaux horizons.

Note pour les voyageurs en temps de Covid-19

Voyager avec la pandémie n'est pas impossible, c'est juste différent d'avant. Ce qui a été valable pour nous à un moment précis n'est peut-être plus d'actualité pour vous. Je vous invite à consulter les sites officiels des pays concernés et le site de votre compagnie aérienne pour en savoir plus. (Et si j'écris ça c'est parce qu'entre notre départ et le moment de publication, il y a eu des changements!)

Notre départ de Turquie

Pourquoi quitter la Turquie?

Notre visa arrivait a expiration. En Turquie, nous avons 3 mois de visa gratuit. Le nôtre se terminait entre noël et nouvel an. On a le chic pour avoir des fin de visas pendant les fêtes. Ce n'est pas la première fois! Comme on ne célèbre pas les fêtes de fin d'année, ce n'est pas trop un problème en soi.
Cette fois, c'était différent. La situation sanitaire était plus compliquée à vivre. On n'avait aucune info sur les mesures mises en place. On a remarqué qu'on n'était pas les seuls. Les autres "blancs" de l'hostel où nous vivions étaient dans la même situation. Ce n'est pas très agréable à vivre. Et on n'avait vraiment pas envie d'être confinés en Turquie ou d'avoir à quitter le pays précipitamment. On a donc pris les devants.
On est parti aussi à cause du froid. Je ne suis plus faite pour me cailler les miches sans un minimum de confort. Je ne pouvais bosser qu'au 4ème vu que c'est le seul endroit où je pouvais accéder à mon blog. Et au 4ème, il y avait mon dortoir ou la terrasse. Bosser toute la journée avec des températures comprises entre 3 et 10°, c'est pas terrible du tout!
Enfin, tout ça, je te l'explique en détail ici si tu veux.

Comment est-on parti d'Istanbul?

Le comment partir est lié au où partir; Et avec ce putain de virus qui tyrannise une bonne partie de la planète, c'est plus le bordel que d'habitude. Je reviendrai juste après sur les différentes possibilités que l'on a envisagées. On a fini par prendre l'avion, ce qui implique quelques précautions particulières.

On a du faire un test PCR. Si on avait ou esquiver, on l'aurait fait. D'une part, ce n'est vraiment pas agréable à faire. J'ai failli vomir sur la vitre qui me séparait de la dame qui faisait le prélèvement. Flo a eu mal au nez pendant un moment. Heureusement, il n'a pas saigné du nez. (Il est trèèèès sensible!) D'autre part, il y a tout le stress qui va avec le test: Et si on n'avait pas les résultats du test à temps pour prendre notre vol? Et si on était positif, comment ça se passe? Je peux t'assurer qu'on a vraiment pas bien dormi la veille et que jusqu'aux résultats, on n'était pas dans notre assiette. Au final, on était négatif. Mon rhume n'était qu'un rhume. Voilà, voilà...

La Turquie nous a dégouté jusqu'à la fin. Et ce n'est pas qu'une question de test à faire. On aime ce qui est stable, la Turquie ne l'est pas. Deux exemples:
1/ On prend le bus pour aller du centre ville à l'aéroport. Normalement, cela coûte une dizaine de liras. Comme il y a peu de touristes avec le durcissement des mesures et la situation sanitaire, le prix à triplé. WTF? En plus le chauffeur du bus ne voulait pas me laisser monter avec mon sac à dos dans le bus. Ce n'est pas un backpack, le bus n'était pas plein. Il n'y avait aucune raison de me demander de le mettre en soute et je ne voulais pas le mettre en soute parce qu'il y a mon ordi dedans. Il m'a gonflé. C'est rare mais j'ai pété un câble. J'aurais tellement aimé pouvoir l'insulter dans une langue qu'il comprenne... Je me suis contenté du français.
2/ Le prix du test. On est de bons élèves. Avec Flo on a fait des recherches sur les tests à l'aéroport d'Istanbul. On a lu un tas d'articles (dont un en français). On savait qu'on pouvait en avoir pour 6 à 8h pour avoir les résultats. On savait qu'on en aurait pour 110TL. Les autorités de l'aéroport se vantaient même de ne pas faire de bénéfices sur les tests. On arrive devant la structure pour faire le test PCR. On voit les prix: 250TL pour un test classique, 300TL pour faire un test plus complet. Du simple au double, tout va bien! Heureusement, on n'était pas complètement fauchés!

On est donc partis d'Istanbul assez énervés. Limite, les 14h de glande à l'aéroport nous ont semblé faciles.

Quitter la Turquie pour aller où?

La question du où avec le Covid-19 est pénible. On a du se poser la question en partant de Thaïlande, en partant de Turquie... Et je pense que ce ne sera pas la dernière fois qu'on aura à se poser cette putain de question. Parce qu'on ne se demande pas où on veut partir. On se demande où on peut partir. C'est très différent.
En Turquie, il y a plusieurs frontières terrestres. D'un côté il y a l'Europe voire l'espace Schengen. De l'autre, il y a des pays un peu plus compliqués parce qu'en conflit. Aux portes de l'Europe, c'est quand même bien le bordel!

  • L'Arménie nous fait rêver mais les billets d'avion sont trop chers et les frontières terrestres fermées. (L'Arménie était en conflit avec l'Azerbaïdjan quand on était en Turquie. La Turquie est du côté de l'Azerbaïdjan. On en a bouffé de la propagande - mais en France vous avez eu le droit à l'autre face de la propagande de guerre, ne vous leurrez pas!)
  • La Géorgie nous tentait bien. Là aussi les frontières terrestres sont fermées. Les informations n'étaient pas suffisamment claires avec le virus.
  • L'Irak... Je ne suis même pas sûre qu'on puisse avoir un visa touriste...
  • La Grèce - c'est pratique c'est dans Schengen sauf que les frontières terrestres sont fermées et les frontières maritimes c'était pas clair. Mais le pire c'est qu'ils sont réellement croyants, vu les prix des hébergements en Grèce, ils ont définitivement vu la vierge!
  • La Bulgarie - on devait y aller. On a trainé un peu. On a bien fait. C'est l'Europe mais pas Schengen donc il y a un visa. Mais c'est l'Europe donc ils ont renforcé leurs mesures Covid. Arriver dans un pays (froid qui plus est) et être confinés, très peu pour nous.

C'est de cette manière qu'on s'est orienté vers l'Egypte. Le pays est ouvert. Et il fait tout de même meilleur qu'en Turquie ou en Bulgarie.

Notre arrivée en Egypte

Test PCR, avion et aéroport

Donc comme je l'écrivais plus haut, on a fait un test avant de partir. On avait lu qu'il fallait un test pour aller en Egypte. On est de bons élèves, on fait le test. On glande dans la zone internationale. On monte dans l'avion. On se met à nos places comme de bons élèves. En revanche, les égyptiens sont moins bons élèves. Au départ, on était à côté d'un papy. Excellent le petit vieux. Il n'était pas à sa place et snobait littéralement l'hôtesse de l'air. Il n'écoutait que nous. Il a fini par bouger. On a eu un daron pas chiant à nos côtés. En revanche, on a un peu halluciné parce qu'aucune hôtesse ne parlait arabe. La moindre des choses c'est de parler la langue du pays où l'avion atterri. Bah là non!
Dans l'avion, on est tous les uns sur les autres. C'est plus choquant. Et comme on décollait à 1h30 du matin, on a mangé, j'ai dormi jusqu'à l'atterrissage. 2h30 de vol, ce n'est pas suffisant!
Sortie d'avion, comme d'hab, il roule encore, tout le monde est debout. Un grand classique. Il n'y a qu'en Europe où les touristes applaudissent à l'atterrissage et qu'ils attendent avant de se lever. Mais cette fois, tout le monde a du se rasseoir. Seuls les personnes avec un test pouvaient sortir. Whouala, c'est la première fois que je sors aussi vite d'un avion!

Nous ne sommes pas arrivés au Caire mais dans un petit aéroport. On s'arrête pour acheter notre visa. Bonne surprise, le visa est offert. C'est déjà ça de pris. On passe à l'immigration. On a un tampon écrit en arabe. On passe le contrôle sécu, les gars sont détendus.
On a galéré parce qu'on n'avait pas de pounds égyptiens et pas de bureau de change d'ouvert. Le taxi nous a escroqué tranquillement mais au moins il nous a permis de faire du change après l'aéroport. (Vous pouvez faire du change sur certains ATM en Egypte, détail à la con si vous envisagez d'y voyager!) L'ambiance taxi est singulière à l'aéroport. Tous les chauffeurs se mêlent de tout. On n'est pas fan.

Bienvenue à Hurghada en Egypte

Et le chauffeur nous emmène non sans mal à la "guesthouse" que nous avions réservée. On pensait trainer jusqu'à une heure raisonnable et boire un café. IM.PO.SSI.BLE. On est arrivé à 5h du matin. Le gars de la guesthouse nous a facturé la nuit complète alors qu'on a dormi 3h à tout casser. Il nous a parlé 2 putains d'heures alors qu'on était HS avant de nous laisser dormir. Fantastique!

On avait réservé 3 nuits chez lui. On n'a pas kiffé. 25m2, 3 guests et le gars de la guesthouse. En fait il loue les chambres de son appart et dort dans le canapé. Intimité zéro, tranquillité zéro. Il est même rentré dans notre chambre quand nous étions absent. On n'a pas aimé. Il s'averrera qu'après mon commentaire sur booking - commentaire ni bon ni mauvais - le gars va nous insulter sur Whatsapp...
Le lendemain on est allé faire un tour. On était morts mais on devait faire un tour. On s'est fait alpaguer par moult vendeurs de tours avec des dauphins. Ce jour là j'étais plus diplomate que Flo - peut-être était-ce du par l'euphorie de mon anniversaire... Va savoir. Et on a trouvé THE hôtel à locaux où on est actuellement. Il est poussiéreux. Il est rudimentaire. Mais j'ai du wifi pour taffer et on est tranquille dans un quartier vivant.

Bref, on est à Hurghada, ancien village de pêcheurs sur la mer Rouge, transformé en station balnéaire qui est maintenant sur le déclin. On pensait mettre au moins les pieds dans la mer Rouge. C'est mort. Pour le moment, toutes les plages qu'on a vues sont privées. Les hôtels sont dans un état assez apocalyptique. Ca fait un peu ville fantôme côté plage. Faut noter aussi qu'avant de voir que les vols n'étaient pas cher, on ne savait pas que cette ville existait...
La ville est divisée en 2. On est du côté du souk. Un peu déçue du souk d'ailleurs. Je pensais voir un truc de fou avec des odeurs, des couleurs, des objets qui nous emportent ailleurs, dans un autre espace temps. Non, le vrai souk c'est un marché fort mal odorant de poissons et de viandes (pire que le Phousy Market à Luang Prabang niveau odeurs) et un marché de fruits et légumes avec des gars super sympas.

Je crois que dans un de mes précédents articles, j'avais évoqué l'idée de balance ou d'équilibre entre ce qui nous déplait et ce qui nous plait. A Istanbul, on n'avait pas cette balance. Elle n'était du moins pas équilibrée. Hurghuda, c'est différent. Même s'il y a moult choses qui nous gonflent et qui nous pompent l'air, il y a de gros points positifs. Aussi bizarre que cela puisse paraitre, on a parfois l'impression de retrouver l'Inde. Les couleurs, les odeurs, les motos... Les gens - je suis en kiffe sur les papys en djellabas. Ils sont fantastiques pour la plupart. Le 2ème jour, on a trouvé un village au coeur de la ville, avec un âne qui tirent une charrette. On a bu un café sur un banc à l'ombre d'un arbre. Les gamins étaient drôles. Les papys jouaient aux dominos. On a payé le vrai prix. Parfait!

J'aurais l'occasion de vous en dire plus sur Hurghada dans un prochain article. Idem pour l'Egypte!


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