nomadisme vie glamour detail sans filtre

Depuis le début de l'année, je tâche de vous parler plus régulièrement de notre vie en Asie. Initialement cet article était prévu pour le mois de mars et avec le Coronavirus, je l'ai déplacé à aujourd'hui. Je vous ai emmené en Inde, en Thaïlande, en Malaisie. Et avant de continuer notre périple, j'ai eu envie de faire une petite pause lifestyle et vous parler de ma vie. Même si dans mes articles et dans notre carnet de voyage envoyé par e-mail je fais en sorte d'être plus authentique possible, il y a des détails de notre quotidien qui sont difficilement plaçables au détour d'un article. Il suffit de me connaitre dans la vraie vie pour savoir qu'on a peu de tabous et qu'on parle de tout avec peu de filtres. Cette fois, dans un article, vous allez avoir un condensé de Julie, même si ce qui suit n'a pas sa place sur internet. Attention, ça va décoiffer!

carnet voyage asie mail

Petit avertissement: Dans cet article, il n'y a rien de glamour. Si tu as un petit coeur, si tu as l'imagination fertile ou si tu n'as pas un peu d'ouverture d'esprit, il est préférable que tu quittes cette page. Je ne prétends pas être parfaite sur ce blog, mais c'est encore moins le cas, dans cet article.

Tu as déjà essayé de péter derrière un ventilateur?

Normalement si tu vis en France, il y a peu de chances... Je suppose que tu es comme nous, parfois tu as des gaz. On ne parle pas souvent de prouts sur internet mais si tu le retiens, ça peut te gâcher la vie. France, Asie, même combat - même si on mange peu de flageolets Enfin bref! Je ne te fais pas de dessins, je suppose que tu sais comment ça marche. Je ne sais plus à quel visa on était mais on était à Chiang Mai. Dans notre piaule là-bas, le ventilateur est sur pied en face du lit et une aprem, Flo n'a rien trouvé de mieux que de lâcher un pet juste derrière le ventilateur. Du coup cet air vicié est parti directement dans ma tronche et s'est diffusé dans la chambre tranquillement alors que Flo, il s'était déjà fait la malle dehors. Bim! V'là le cadeau pourri. Du cou, ça doit faire 2 ans que je me venge allègrement en lâchant des prouts de temps à autres dans la chambre, avec la porte et toutes les ouvertures fermées. Et Flo ne peut rien dire, il a fait pire avec le ventilo!

La malédiction des règles pendant le voyage

On ne parle souvent des règles... Bah oui, on nous a dit que c'était sale depuis notre adolescence du coup, c'est tabou. Alors que j'ai quitté la France avec une pilule qui faisait que je n'avais pas mes règles, depuis, j'ai arrêté cette pilule faute de la trouver dans tous les pays que nous avons visité. Du coup, tous les mois, Dame Nature s'invite et elle a le chic pour tomber dans des moments pas évidents. J'ai déjà découvert que j'avais mes règles sur le trajets entre la Malaisie et la Thaïlande, au milieu du chemin. Heureusement, j'avais une serviette dans mon sac. J'ai très souvent mes règles moins de 24 heures avant de quitter un pays et / ou une ville. Du coup, dans les transports, je ne sais pas comment me foutre pour ne pas avoir mal au ventre, aux reins, aux ovaires et ne pas avoir mal au dos, à la cuisse (douleur qui date de l'Inde), et, au cul. Je me retrouve toujours dans des positions improbables pour minimiser la casse. J'ai du bol, mon homme est compatissant (et je crois que la douleur est inscrite sur ma tronche), si on doit porter nos sacs, il s'occupe du mien aussi quand je suis réglée.

Je sue donc je pue - ce n'est pas un mythe

Quand on est rentré en France, vous, les français soit vous sentiez bon, soit vous ne sentiez rien. Nous on sent bon, 2 minutes après être sortis de la douche. Après, ça se gâte la plupart du temps. J'ai arrêté de mettre du déco parce que ce n'est pas fait pour des gens qui vivent au soleil et sans clim. Ce n'est pas fait non plus si tu veux laver ta lessive à la main. (Avant je n'imaginais pas que le déo pouvait être gras, mais quand tu dois frotter, tu t'en rends compte très vite). Bref, entre la chaleur et l'humidité ambiante, on transpire et pas qu'un peu. Et du coup, on sent. Quand je suis en Inde ou en Malaisie, je sens le curry. En revanche, dans des pays où il y a plus de viande, ça sent moins bon du coup. Le seul endroit où on n'a pas transpiré, c'était à Jaipur. Il faisait tellement chaud et sec que tu transpires et ça s'évapore. Même si on a dépassé les 50° c'était plus vivable qu'à Bombay par exemple où l'humidité était pénible. Ca coule dans les yeux et tout ça... Vraiment pas cool!

La diarrhée fait partie du voyage

Quand tu voyages depuis un bout de temps et que tu rencontres d'autres voyageurs, tu ne connais pas encore leur prénom que tu sais déjà que tu as un point commun: On a déjà forcément eu la diarrhée. Et même si les banalités du genre: tu t'appelles comment? tu viens d'où? on s'en passe aisément. Parler de notre transit est un sujet de conversation qui arrive très vite sur le tapis. Et il n'y a pas de honte à avoir, on est tous passé par là. Il y a juste les circonstances qui diffèrent. Rares sont les personnes ayant choppé une vraie bonne tourista qui te scotche aux chiottes pendant une semaine. Mais on a tous à un moment où à un autre bouffer un truc pas frais ou chopper un coup de froid. Du coup, on connait tous le moment où tu sers les fesses dans un bus, le moment où tu n'as plus de papier toilette, le moment où tu fais tellement de bruit malgré toi que toute la guesthouse sait ce qu'il t'arrive et elle compati. Souvent aussi, les voyageurs comprennent par expérience mon expression: "Si ça pique à l'entrée, ça pique à la sortie". Manger épicer c'est bon, mais parfois c'est aussi douloureux.

Tu apprends à jouir en silence

Dans le genre sujet tabou, le sexe ça se pose bien là. Voyager et / ou vivre en Guesthouse ça veut dire que l'intimité n'est pas forcément la même qu'à la maison. En plus, en Asie, la notion d'isolation est inexistante. Pour nous c'est la fête quand notre chambre est faite de murs en béton. Et c'est très rare. Du coup, par respect pour les personnes qui vivent et qui dorment presque dans ta chambre, tu apprends à la mettre en sourdine quand tu prends ton pied. Du moins, tu essayes. Tu trouves la position qui ne fait pas grincer le matelas. Tu mords le coussin. Tu y vas moins fort... Bref, je pense que tu vois ce que ça peut donner. Et puis, il y a des gens qui s'en battent les couilles. Toujours à la guesthouse de Chiang Mai, on avait un couple de vainqueurs pendant un moment. Tous les soirs, à la même heure, pendant 7 minutes, on entendait la demoiselle jouir. Pas grimper aux rideaux et ça avait l'air un peu chiant. Encore si elle avait jouit un bon coup, on aurait compris. Mais là, non... Et tous les soirs à la même heure. Il n'était pas très tard, on était tous encore debout et les grenouilles n'avaient pas encore commencé à chanter.

On est raciste, et, pour de vrai en plus

Alors le "on" de mon titre marche bien pour nous mais aussi pour les français qu'on a croisé. Le racisme en Asie n'est pas tout à fait pareil qu'en France. Déjà faire remarqué à un asiatique qu'il est jaune ou marron voire noir, il n'y a pas de problème. Il va sûrement te faire remarquer ta blancheur aussi. Du coup, c'est plus facile. Il y a le racisme contre les blancs, le farang. On s'y fait. Dans l'absolu on préfère quelqu'un qui assume d'être raciste, plutôt qu'une personne qui va partir du principe où elle peut te plumer parce que tu es blanc donc riche. Et manque de pot, il y a plus de personnes dans la 2nde catégorie que de racistes à proprement parlé.
[Je viens de me censurer et d'effacer une partie que j'avais écrite] Pour faire dans le politiquement correct pour une fois je vais juste dire qu'il y a 2 nationalités qui nous sortent par les yeux. Pas qu'un peu, c'est presque viscéral! Ce qui a de "rassurant" c'est que la plupart des français pensent comme nous à propos de ces 2 nationalités. Je me suis posée la question pas mal de temps: "Pourquoi les XX et les YY m'insupportent?" et je crois que c'est l'idée au communautarisme. Ce sont deux nationalités qui ne se mêlent pas aux autres quand elles sont en groupe et qui n'ont pas de respect pour les personnes qui les entourent. Très bruyants parfois très sales.Et vraiment, cette inconscience de l'autre est pénible. Bref, si tu voyages en Asie, tu rencontreras probablement l'une des 2 nationalités en question et tu repenseras à mon article... Et là, tu comprendras. Ca fait chier de se rendre compte qu'une part de moi est raciste mais pour le moment je n'ai pas encore trouvé une manière d'apprécier ces gens quand ils sont en groupe. (Johanna, tu cumules plus ou moins, mais tu es l'exception qui confirme la règle! Bisous Copine!)
A côté de ça, on accepte la critique quand un allemand trouve qu'on parle trop français quand on est entre français. Mais il comprend aussi qu'on parle tous anglais comme des vaches espagnoles et qu'on cède parfois souvent à la facilité de parler dans notre langue maternelle. D'ailleurs, les allemands n'ont pas l'air d'apprécier vraiment les français qui voyagent. On est trop hautain. Encore une fois, on parle mal anglais et on ne va pas parler juste pour le plaisir de faire du bruit.

L'idée de propreté est très relative

Quelques paragraphes avant celui-ci, je disais qu'en France vous ne sentiez pas ou alors vous sentiez bon. Vous êtes aussi très propres. Changer de fringues tous les jours alors que vous ne transpirez pas, c'est vraiment être très très propre. Le nombre de fois où je sens mes fringues pour savoir si elles peuvent encore tenir une journée ou si c'est insupportable et que ça doit être lavé... Tous les voyageurs ne sont pas comme nous. Il y en a des très propres, il y a même des filles qui se maquillent. Nous on aime bien être propre, en revanche, on n'aime pas faire la lessive. (J'aime la plier, mais avant ça me casse les couilles). La charge mentale - sujet très à la mode et très réel - je ne l'ai pas laissée en France malheureusement. Je pense bien plus souvent à la lessive que Flo. Mais, j'y pense bien moins que quand j'étais en France. Du coup, c'est comme ça qu'on se retrouve à faire uniquement 2 machines à laver en 3 mois.

Il y a des gens sacrément dégueulasses!

Même si je ne mets pas de déodorant, même si je transpire, même si je ne suis pas une accro à la lessive... Et bien, en plus de 3ans de voyage, on a trouvé des gens vraiment dégueulasses. Perso, je n'entends plus quand un asiat se racle la gorge jusqu'à l'estomac sous la douche ou à table. Au début, ce bruit faisait bizarre, maintenant, je n'y fais plus attention. En revanche, il y a encore deux ou trois choses dérangeantes: la serviette de foufes posée dans la poubelle sans ménagement où tu peux y voir tous les détails, le caca sans tirer la chasse d'eau, le molard dans la douche alors qu'il aurait suffit de passer un jet vite fait pour le faire disparaitre... D'ailleurs Flo était furax quand il a marché dedans, la trace de frein digne d'un 48T alors qu'il y a une douchette et qu'elle peut aussi servir à nettoyer la cuvette des toilettes... Et ce n'est que les choses les plus fréquentes. On a aussi du mal avec les gens qui crachent au restaurant par exemple. Et Flo, quand on a bossé en Malaisie, en a vu des vertes et des pas mûres aussi!

Voilà, voilà, je crois que j'ai fait le tour des principaux points de notre vie archi glamour en Asie. Alors ouais, de temps en temps, j'ai bonne mine et je suis bronzée. Très souvent, j'ai la chance de voir des paysages de fou. J'ai aussi la chance de manger un tas de choses très bonnes. Mais tout n'es pas rose et tout ne sent pas la rose!


Tu veux en savoir plus sur notre quotidien? (Des trucs moins glauques...)

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