art de vivre slow souvenir fete noel

Au départ, j’avais prévu de vous écrire un billet sur les produits locaux pour les fêtes de fin d’année. Et au lieu de ça, je vous propose un article bien plus personnel. (Ca fait longtemps que je ne vous ai pas vraiment parlé de moi!). Ce weekend j’ai eu un commentaire sur un article de 2010, un article qui parlait du changement d’année et ce que je ferai en 2011 si je gagnais au loto. Ce commentaire m’a permis de faire un bon dans le passé. (Merci Jean-Noël pour cette opportunité et votre commentaire). Et j’ai eu envie de vous parler de souvenirs. Ca colle bien avec les fêtes de Noël, en plus!

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Est-ce qu’on prend le temps au quotidien de se souvenir?

Je vous parle d’un art de vivre plus lent, plus doux et plus slow depuis maintenant plus d’un an. Un art de vivre qui me correspond et qui répondait à une certaine urgence. (En France, je pétais les plombs, ne l’oublions pas…) A mon sens, il est nécessaire d’apprendre à vivre plus lentement, apprendre à en faire moins. C’est nécessaire pour trouver l’équilibre. Mais quand on parle d’équilibre, j’aime voir l’image de la balance. Si j’en fais moins, ça me laisse du temps pour… Et ça, je ne peux pas y répondre à votre place. En faire moins, en faire de manière différente, me permet d’avoir du temps pour méditer. Par le biais de mes méditations, j’essaye de mieux comprendre le monde qui m’entoure. Et je peux t’assurer que j’ai encore du boulot! Je pense souvent à la mort, pas dans une dynamique macabre. La mort est juste inhérente à la vie. Il faut donc y penser. (Bon, chez moi, c’est un chouïa plus développé que ça, hein, mais c’est pas trop le sujet de l’article!) Je pense aussi de temps à autre au passé. Mon passé est marqué par les décès entre autre. Même s’il y a un tas de citations qui nous somment de laisser le passé derrière soi et ne pas se soucier du futur, comme toutes bonnes citations, il manque le contexte. Et ne pas prêter attention à son passé, c’est une belle connerie. On ne peut pas le laisser derrière comme s’il n’avait jamais existé. Et pourtant il fait partie de nous. Nous ne sommes pas des poissons rouges dans un bocal. Notre passé nous façonne en quelque sorte.
Ce qui manque aux fameuses citations positives où l’on nous dit que pour être heureux il faut laisser le passé derrière soi, c’est la mesure dans laquelle il est possible de le laisser derrière et qu’il n’influe pas sur le présent.  C’est un travail énorme. Je n’ai pas la réponse. Je crois même que je n’ai pas un début de réponse, héhé! Je pourrais te parler de résilience, de pardon, de deuil (et pas que de gens morts…) Mais vu que dans mon esprit – pour le moment – ça ne s’imbrique pas tout à fait comme il faut, je ne peux pas te dire comment j’ai laissé le passé derrière moi. En revanche, comme on ne peut pas l’oublier, il faut tâcher de le rendre moins douloureux / décisif dans notre présent. Et pour cela il y a le souvenir. C’est une forme de passé, mais avec un certain détachement. On se souvient de notre enfance, de nos parents, de nos copains d’école, des premières fêtes… Et ce qui motive cet article c’est que je me suis rendue compte que je pensais souvent au passé mais je ne m’en souvenais pas nécessairement souvent. Comme si j’avais enfermé ces souvenirs dans une boite de Pandore et qu’il ne fallait surtout pas l’ouvrir pour ne pas souffrir à nouveau.
Au quotidien, le souvenir chez moi n’est pas hyper présent mais pas absent non plus. Ces derniers temps, on partage des souvenirs avec les frangins, notamment à propos de notre père. Mon plus jeune frère était très jeune au décès de mon père et maintenant le nain est majeur! Ce qui est intéressant c’est le contexte de cette anecdote. On s’appelle le dimanche soir (chez moi). On ne fait que s’appeler, on ne bosse pas en même temps. (Antoine cuisine et va aux toilettes, mais c’est un cas à part…) Ces discussions dans ce contexte nous permettent de nous souvenir ou du moins partager nos souvenirs. Je crois que c’est la seule opportunité régulière dans mon quotidien qui laisse la place au souvenir. J’en reviens donc à mon titre de partie: Est-ce qu’on prend le temps au quotidien de se souvenir? Je vous laisse vous poser cette question 😉

La période de Noël, une bonne période pour se souvenir?

On est en période de Noël, le réveillon c’est demain. Et c’est une fête familiale, propice aux souvenirs. On est en famille, on sort les albums photos, les vieilles VHS de notre enfance. On sourit, on a un pincement au coeur / on sert les dents parfois. Même si parfois le passé est douloureux, on s’accorde pour lui laisser une place à Noël. Je viens de rapidement faire un tour de mes proches, on a tous une ou plusieurs raisons de serrer les dents à Noël. Parce que c’est aussi une date dans le calendrier qui nous rappelle les personnes que l’on a perdues, les souvenirs qui ne seront qu’au passé.
Après, c’est à nous de travailler / méditer pour que ce soit moins douloureux. (Et non, le temps n’efface pas toute la douleur. Il n’est pas juste suffisant à lui même!). Comme je l’ai écrit plus haut, je n’ai pas la recette miracle qui marche à tous les coups. Je ne vais pas essayer de vous la donner. Comme vous, je serre les dents. En revanche, j’essaye de contrebalancer ce serrage de dents avec de bons souvenirs. J’en ai beaucoup. Et ça me donne le sourire malgré tout. J’essaye de trouver cet équilibre qui m’est cher!

2010/ 2019 – Entre passé et présent, quelques souvenirs et évolution

Comme je le disais en intro, j’ai eu cette idée d’article en relisant un article qui date de 2011 écrit à cette même période. Voilà le lien de l’article en question. C’est drôle parce que c’était un article sur ce que je ferai si je gagnais au loto et je ne joue jamais au loto. Pour rire, je vous propose de comparer ce que j’ai écrit dans cet article avec pas loin d’une décennie de différence.

  • Donc en 2010, si je gagnais au loto je voulais acheter une voiture pourrie à Antoine et un vélo à Alex. Antoine s’est acheté une voiture violette cette année et Alex se fait conduire par sa mère même si maintenant il est en âge de passer le permis.
  • J’avais aussi dit que je partirai en voyage où il fait chaud. Et bah, ça, même si je n’ai pas gagné au loto, ça s’est fait. En 2011, je n’imaginais même pas partir hors Europe. Ma vie actuelle n’était pas un projet ni un rêve. Ca s’est fait après. Et je ne regrette pas.
  • Mon 3ème point de cette liste c’était de racheter Les Disques qui est une maison que j’affectionne beaucoup. Je n’ai pas acheté la maison, et, aux dernières nouvelles, elle tombe en décrépitude. (Et ça me rend triste…)
  • On continue la liste avec l’entreprise. En 2011, j’étais entre autre en train de monter ma boite. Ca aussi je l’ai réalisé. Une très belle aventure professionnelle, pleine de doutes et de remises en question, mais l’une de mes plus belles aventures pro.
  • Autre point de la liste de 2011, j’ouvre un hôtel. En ayant bosser l’an passé comme réceptionniste / gérante de guesthouse en Malaisie, je peux t’assurer que ce n’est plus au programme à moins d’avoir quelqu’un qui gère les clients à ma place. Je n’ai pas la fibre commerciale du tout.
  • Ensuite, il était question de location de chauffeur. Je n’ai toujours pas le permis. Et je le vis toujours aussi bien. J’aime toujours les transports en commun. Et puis maintenant, il y a Uber, Ola et selon les pays, il y a des tuctucs pour se déplacer. (En France, on est à la ramasse quand même pour se déplacer je trouve!)
  • Je voulais aussi être ministre de l’éducation nationale à temps partiel. Honnêtement, vu ce qui s’est fait ces derniers 10 ans, j’aurais fait moins de mal que ce qui a été fait. Même si je ne vis plus en France depuis plus de 3 ans, je continue de m’intéresser de loin à certains domaines. Les réformes de l’éducation nationale se sont succédées. Je ne suis pas d’accord avec la majorité de ce qui a été pondu. Faudra pas se biler si les jeunes adultes deviennent des crétins finis. (Mais bon, quand on a des crétins à gouverner ça facilite les choses, hein…)
  • Vite fait je reparle de voyage et je parlais de Bora-Bora. Je n’y suis pas allée, mais dans quelques jours je m’envole vers une île quand même! Héhé!
    Dernier point, de la liste c’était d’instaurer le jour des cadeaux tous les mois. Ca n’a pas été fait, mais avec les frangins on a instauré les coups de fil tous les dimanches et parfois même le mercredi. On s’envoie régulièrement des photos. C’est mieux qu’un cadeau!

Ca me fait sourire de repenser à cette liste écrite il y a 9 ans… tellement de choses se sont passées depuis. J’aime bien cette prise de recul que ces souvenirs permettent. Au final, mes frangins restent encore et toujours une part très importante de moi. (Je vous aime les gros!) J’ai fini par voyager alors que ce n’était qu’un rêve. Je n’ai toujours pas le permis. J’ai toujours une dent contre l’éducation nationale même si 9 ans après, c’est plus un dentier que j’ai au lieu de juste une dent. Mon entreprise a évolué. J’ai appris beaucoup de choses, j’ai découvert une autre réalité. J’ai aussi fait de très belles rencontres grâce à elle. Et pour conclure, si je pouvais jouer au loto et gagner l’année prochaine, ça me permettrait juste de continuer à voyager sans les prises de têtes financières. En revanche, je continuerai avec un rythme slow parce qu’il me va bien…


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