Hello tout le monde! Le mois de mai touche à sa fin et il est à nouveau temps que je revienne sur notre épopée nomade. En résumé, on a commencé à Chiang Mai et on est retourné à Luang Prabang alors que ce n’était pas du tout le programme, je vous explique tout ça après…
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Le fail de l’entretien à Chiang Mai

Le mois passé quand nous étions retourné à Chiang Mai, je vous avais dit discrètement que j’avais des projets pro mais qu’ils n’étaient pas encore concrétisés. Ils ne le seront pas. J’avais postulé pour être prof dans une école de langue – prof de français vu que j’étais enseignante en France. J’ai passé l’entretien mais il s’est avéré que c’était un peu un plan foireux.
Déjà pour y arriver, ce fut la course. J’avais rendez-vous à 14h30, j’étais prête à 11. Heureusement, à 13h je regarde mes mails et je me rends compte qu’ils souhaitaient avancer le rendez-vous d’une heure. Bref, il me restait 30 minutes pour traverser une bonne partie de Chiang Mai en tuctuc. Je suis sortie de la guesthouse, j’ai sauté dans le premier tuctuc qui venait, un papy qui sentait un peu l’alcool et qui ne pétait pas un mot d’anglais. Il a demandé sa route à deux ou trois commerçants avant de démarrer. Il me demande 100 bahts, ce qui me semble ok pour la route à faire. Et ce con m’emmène à une autre école de langue, à deux rues de là où je me trouve. Bref, il se fout de ma gueule. Je ne descends pas du tuctuc et ça l’oblige à à demander une nouvelle fois sa route. Une dame de ménage super sympa lui explique où je vais en voyant que j’avais Google Map d’ouvert. Au final, j’ai fini par guider le tuctuc pour arriver à bon port. Je suis arrivée à 13h29. Yeah!!! J’ai essayé de lui filer les fameux 100 bahts en sachant clairement que ce n’était pas assez. C’est un juste retour des choses vu qu’il voulait me faire payer cette somme pour m’emmener à moins de 500 mètres au départ. Il m’a demandé un peu plus, mais il n’a pas craqué son slip sur le prix de la course. En Asie, les tuctucs sont parfois des filous, donc il faut filouser aussi. Ce n’est pas méchant, ils ne le voient pas comme ça d’ailleurs. C’est juste normal ici. Bref, je suis arrivée à l’heure! Pas stressée pour deux ronds. En France j’avais un bon stress avant les entretiens, mais pour le coup, le stress n’était pas là. Vive la méditation quotidienne…

tapae gate tourisme chiang mai
L’une des entrées de la vieille ville de Chiang Mai… Une fois la porte passée, il y a beaucoup moins de circulation (et moins de pollution)

L’entretien s’est bien déroulé. En même temps, il n’y avait pas de raisons que ce soit l’inverse. J’ai rempli les questionnaires, je me suis enflammée sur les techniques éducatives, j’ai super bien parlé avec la RH. Elle m’a complimenté sur mon anglais – bah oui, voyager si longtemps, ça gomme pas mal l’accent français et ça donne du vocabulaire. Bref je suis fluent in english. Là où se trouve le problème, c’est que ce n’était pas une annonce sérieuse. L’école est probablement sérieuse. Mais le reste, du moins pour les cours de français, ça l’était moins. Grosso Merdo, il était question de faire cours quelques heures à des chinois pour leur apprendre des phrases de bases, du styles: Où sont les toilettes? Où est la tour Eiffel? Je passe sur l’éclate intellectuelle de ce type d’enseignement, hein! Le truc c’est que ce type de cours était au black et n’ouvrait pas les droits à un visa travail. Et perso, ça me tient à coeur d’être dans les règles, avec des papiers bien comme il faut.
Bref, un poste qui avait l’air intéressant mais qui au final ne l’était pas. Je suis rentrée à pied. J’ai découvert le quartier à expat dans la foulée. OMG quelle horreur! Tu oublies l’Asie, tu arrives en Europe avec du Subway, des hôtels de luxe et tout ça… Et surtout la circulation. (Chiang Mai est une ville très polluée et ça se sent quand on va dans ce quartier!) J’étais bien contente de retrouver la verdure de ma guesthouse avec les oiseaux et les écureuils. (Mode hippie enclenché) Je me suis tout de même chopé une moitié d’insolation en revenant… Mais bon j’ai fait une belle balade.
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rue chiang mai fleur jaune thailande
Promenade dans Chiang Mai <3

Promenades en Asie

En parlant de balade, je me suis promenée aussi toute seule – Flo n’avait pas envie de bouger, moi si. Donc je suis partie et je me suis promenée tranquillement sans savoir vraiment où j’allais. J’ai quand même un sens de l’orientation qui n’est pas trop défaillant, donc j’arrive à ne pas me perdre. J’ai donc visité une partie de Chiang Mai qui n’a strictement rien de touristique. C’était sympa, agréable, joli… J’aime beaucoup cette ville! D’ailleurs, j’ai partagé cette balade en story sur Instagram donc si ça vous tente d’en voir plus de notre quotidien, n’hésitez pas à vous abonner à mon compte.

petit temple bouddhiste autel chiang mai thailande
Au Laos, je n’ai pas perdu cette bonne habitude de promenade toute seule. Pour le coup, avec la chaleur actuelle, il est nécessaire de bouger tôt le matin pour marcher un peu et me dégourdir les jambes. Après 9 heures du matin, c’est franchement la mission de se promener, même si ce n’est que quelques minutes pour manger. Donc pour le début de ce visa, on était en centre ville et j’ai parcouru la rive du Mékong pour arriver jusqu’au bout de la presqu’ile et au boulot de mon frère. Tant qu’à faire, autant lui faire un bisou avant qu’il commence ses journées de boulot!

laos luang prabang promenade nature paysage

Retour prématuré et imprévu au Laos

Comme je le disais en intro, nous n’avions pas prévu de revenir au Laos avant 2019 et pourtant nous revoilà! La vie est pleine de surprises! Plus sérieusement, Flo avait une possibilité de boulot au Laos donc on a pris un billet de bus et on est revenu. Au final, l’entretien s’est très bien passé mais ça ne se fait pas. (France, Asie, même combat avec la hiérarchie visiblement). Si on regarde le positif, on est revenu au Laos, donc on a revu mon frangin et les copains. On a pu aussi rencontré Greg qui aurait été le chef de Flo et qui est un belge vraiment sympa.
Comme vous l’avez compris, ces dernières semaines, on envisage sérieusement de se poser quelques mois / années à un même endroit et donc on cherche du boulot. Pas que la vie de nomade ne nous plaise plus, mais on aimerait pouvoir découvrir mieux un pays, en prenant plus de temps et en travaillant. Je pense que dans les semaines à venir je consacrerai un article à propos de nos recherches d’emploi ici en Asie – c’est un poil différent que de chercher un job en France. En attendant, on continue de chercher un poste qui nous épanouirait… (D’ailleurs si vous avez des chouettes offres d’emploi en Asie du Sud Est ou en Inde, on est preneur, vous pouvez les laisser en commentaire! Ahah)

Voilà, voilà pour les nouvelles nomades du mois de mai… J’aurais aussi pu vous parler de Christian, un jeune retraité français qu’on a rencontré à Chiang Mai, avec qui on a passé de très bons moments, mais aussi Naomie et Antoine qui sont d’abord passé à Luang Prabang (avec on frangin) puis qui sont passés nous faire un coucou à Chiang Mai. J’aurais pu vous parler de la pluie qu’on attend tous les jours avec impatience pour avoir moins chaud… Bref, le moi de mai était un joli mois plein de rebondissements!

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