Comment coller au plus près de mon parcours nomade? Je ne sais pas, mais parler de transport alors que je viens de me taper plus de 20 heures de bus, c’est difficile de faire plus proche de la réalité. (En fait, j’écris cet article la veille de mon départ, donc je m’apprête à me taper les plus de 20h… Passons!) L’article sera publié mercredi, et mercredi vers 5h du mat’ on arrivera à Luang Prabang (encore, je sais!) On n’est pas riches, on a conscience de l’empreinte carbone, on n’est pas pressé, donc  on prend très rarement l’avion pour nous déplacer. En revanche, le bus, ça on connait… Et tu te demandes peut-être ce qu’on glande pendant autant de temps dans un bus… Ne quitte pas la page, je vais te le dire!

vie nomade asie transport
GROS BONUS de cet article: ma tronche après 21 heures de bus, quelques heures d’attentes, quelques kilomètres de marche. Je suis quand même douchée, mais je suis moooorrrtttteee!

Je dors dans les transports

Ouais alors pour le coup c’est à la première personne, parce que Flo ne sait pas dormir dans un bus, ou très peu. Moi, c’est génétique, je dors n’importe où. J’ai toujours des positions de merde, souvent les jambes levées d’ailleurs. Mais je dors, je ronfle, je bave… Top du glamour!

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J’attends les pauses clopes qui rythment les trajets

Je suis une grosse fumeuse, ce n’est pas un scoop! J’ai même réussi à fumer dans un train indien. C’est pas compliqué en tant que tel, mais je suis bien élevée (parfois) et j’ai du mal à enfreindre les règles (parfois). Dans le bus, c’est généralement plus simple parce que les chauffeurs font des pauses. Mais il arrive que les pauses soient un chouïa trop espacées et donc j’attends avec impatience les pauses clopes.

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Je mange dans le bus

J’ai un peu le mal des transports – quand je n’ai pas la gueule de bois (et ça arrive souvent bizarrement quand on a des heures de route qui nous attendent). Dans tous les cas, je mange. Je mange des bonbons, ça c’est le minimum syndical. Et si on a des pauses en Thaïlande, je fais le plein de bouffe pour m’occuper;

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J’écoute de la musique

Je n’étais pas très branchée musique, mais en ce moment, j’ai ma crise. Je viens de changer ma playslist sur ma tablette pour mettre du son qui colle bien avec le trajet. Ouais le rock alternatif et le métal ça va nickel avec la nature et les routes défoncées. Si c’est trop mou j’ai l’impression que le temps ne passe pas.

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Je joue et je lis un peu

Un peu… Pas beaucoup. Ce n’est pas terrible avec le mal des transports! Et comme je me concentre pour ne pas être malade, lire ou jouer ce n’est pas la meilleure des solutions. On n’a pas de jeu de cartes avec nous et je ne suis pas certaine qu’on l’utiliserait même si on en avait un.
Astuce pour le mal des transports: mettre du baume du tigre près du nez, j’ai testé, ça marche.

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Je fais en sorte d’occulter les gens qui sont avec nous dans le bus

Je n’ai jamais caché mon asociabilité ici. Ca se ressent aussi dans les transports. En Inde c’était plus sympa sauf le matin au réveil – là, la promiscuité me pose problème. Mais le reste de la journée, ça passe généralement bien avec les indiens; les indiens sont géniaux dans une grande majorité des cas. (Sauf quand Flo se fait maudire sur 12 générations par une vieille indienne en Hindi. Bref) Dans le bus dans le sud est de l’Asie, il y a pas mal de touristes et certains pensent que les transports c’est l’occasion de se faire de nouveaux copains. Donc ils parlent, ils parlent, ils parlent, ils saoulent. (Et si je n’avais pas la gueule de bois, c’est à ce moment là que mon mal des transports arrive!) Donc je passe beaucoup de temps à essayer de ne plus entendre les gens qui parlent derrière moi dans le mini-van ou dans le bus.

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On regarde le paysage défiler

On a quand même une putain de chance de vivre en Asie et dans des coins où le paysage envoie du lourd. Bon la nuit, c’est un peu plus compliqué, mais pas impossible. Un soir je me suis grillé une clope avec le chauffeur du bus, j’avais une vue de fou sur la route XXX et les nuages. C’est un poil flippant mais c’est aussi joli à voir. En plein jour on a découvert des jungles, des rivières, des usines (moins glamour, mais ça fait partie du paysage!), des petits villages… Et puis regarder le paysage, moi ça m’endort. (Je ne mentais pas dans le 1er point, je dors les doigts dans le nez).

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Flo se moque de moi

C’est un passe-temps régulier de Flo: se foutre de ma gueule. C’est pas méchant, mais parfois je suis une quiche. J’ai les jambes pas hyper souple – du fil de fer – et donc j’ai vite mal ou alors je reste bloquée dans une position à la con. Il se moque de moi aussi quand je crève la clope. Dans un sens, je préfère qu’il se foute de moi plutôt qu’il me tape, parce que j’avoue être “un peu” sacrément pénible quand j’ai envie de fumer. La variante de la moquerie c’est l’envie de me tuer, comme cette nuit, quand j’ai involontairement pris toute la place dans la minuscule couchette du bus ^^

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Voilà, voilà! Maintenant, tu sais tout sur notre activité intense dans le bus, le mini-van ou autre… Bref quand on voyage pendant de longues, très longues heures. Si toi aussi tu t’apprêtes à te coller à des heures et des heures de transports, j’espère que cet article t’aura donné des idées pour t’occuper et je te souhaite bien du courage! (Ca fait partie de la dure vie de nomade ^^)