Cocon de décoration: le blog

(Stop) On laisse place au slow living

Changer c’est compliqué. C’est un processus de longue haleine, mais ce n’est pas impossible. Depuis trop longtemps, je me bats avec moi-même pour changer et pour être plus sereine, plus calme, plus zen. Combien de fois j’ai dit: « Je ne peux pas, j’ai trop de boulot »? Combien de fois je me suis sentie épuisée. Combien de fois je me suis dit que je ne devrais pas me plaindre, que ça pourrait être pire. Mais merde, j’ai 32 ans, je devrais être au top de ma forme. Et c’est pourquoi, c’est décidé, je dis STOP et je passe au slow living.

Le déclic: un constat alarmant

Le mal-être je le traine depuis un bout de temps. J’avais déjà exprimé cette lutte effrénée contre le temps sur le blog il y a un peu plus d’un an, quand j’avais découvert la slow attitude. Mais pour des raisons x ou y, j’étais dans une spirale où j’aimais et j’avais besoin d’être occupée H24. (Ma relation à la mort, ne rien connaitre d’autre et tout ça…) Bref, même si je sentais que l’équilibre que j’avais n’étais pas le bon, je ne pouvais m’en défaire.
Puis, il y a eu cet été: point de départ de beaucoup de changements que ce soit dans ma vie professionnelle comme dans ma vie personnelle. Professionnellement parlant, j’ai pris un poste de salarié en plus de mon entreprise en me disant que j’allais freiner sur les projets déco. Ouais, ouais… Je n’ai pas freiné du tout et en 6 mois de temps, je me suis retrouvée avec des journées de tarée. Je pouvais bosser 7 / 7 jours et plus de 10 heures consécutives. J’aimais ça, mais j’étais crevée. Tellement crevée qu’au bout d’un moment ma créativité s’est retrouvée aux alentours de zéro, voire en négatif. (Un peu gênant quand tu es décoratrice, n’est-ce pas?!) Côté perso, ce n’était pas bien plus glorieux. Comme je bossais beaucoup je ne voyais pas grand monde, je prenais à peine le temps de passer sous la douche (quelle perte de temps!) et j’ai aussi eu la bonne idée de déménager, fait qui prend juste un peu de temps ^^. C’est bien parce que depuis cet été, les choses changeaient. Mais pour que je m’y retrouve, il ne fallait pas faire les choses à moitié.
Et puis, il y a eu le vol de mon Vespa. C’est con comme truc. Mais ça m’a vraiment fait réfléchir. Maintenant que je suis à pied, j’ai du modifier mon emploi du temps et prévoir bien plus de temps de transport. J’ai aussi réfléchi sur ce qui pouvait pousser quelqu’un à voler. C’est un point plus sociétal, qui montre bien que la société est mal foutue. J’ai aussi relativisé et même si j’adore mon Vespa, la terre ne s’est pas arrêtée de tourner pour autant. Cette phrase est hyper primordiale dans mon déclic puisque j’ai compris que si je mettais plus de temps à faire les choses, la terre n’allait pas s’arrêter de tourner non plus.

slow living debut comment y arriver

Prendre le temps, putain ce que c’est bon!

En prenant conscience que le monde continuerait à vivre même si je décide d’aller à rythme plus vivable, mon quotidien a totalement changé. Fuck l’horloge qui tourne. Fuck le stress inhérent aux dead-lines. Fuck le stress des mails qui s’accumulent. Ca à l’air facile comme ça, mais en pratique ça l’est moins. Pour être tout à fait honnête, je n’ai pas encore mon rythme de croisière. Cependant, après quelques semaines à prendre le temps de faire les choses, ça fait beaucoup de bien. Je suis toujours crevée, mais on est à la fin de l’hiver et cela n’a rien de bien étonnant. Mais au moins, je prends le temps et je ne culpabilise pas de le faire. Certes, il y a un tas de choses qui attendent d’être faites, mais une chose à la fois. C’est non négociable.
Mais au fait, je prends le temps de quoi? De bosser mes cours, sans regarder Facebook / Twitter / Instagram et répondre à mes mails. Je prends le temps aussi d’écrire sur le blog et je ne culpabilise pas de le faire. Je prends le temps de faire le ménage parce que quand j’ai du boulot en général le ménage passe au second plan. Plus maintenant! (Et c’est quand même chouette de vivre dans un espace propre, rangé qui sent bon. Si tu veux, je te parle ici de ma routine du dimanche). Je prends aussi du temps pour moi avec mon bullet journal et les quelques bidouilles qui attendaient d’être faites. Je prends le temps de voir les copains. Bah oui, parce que tout le monde sait que Julie elle est overbookée, mais petit à petit je fais en sorte de prendre le temps de les voir. (Evidemment, si t’es une copine qui attend de me voir depuis des lustres et que tu lis ça, tu sais que j’ai beaucoup de monde dans mon entourage et que Rome ne s’est pas faite en un jour! Ton tour viendra). Et cerise sur le gâteau, je prends le temps de manger le midi – avant c’était un repas qui sautait très facilement.
Après quelques semaines, je suis moins stressée, moins angoissée et je suis presque plus productive. Aussi paradoxal que ça puisse paraître!

slow living prendre le temps de faire les choses

Prendre le temps, ça se travaille!

Comme je le dis tout au long de cet article, vivre plus doucement ce n’est pas si facile, surtout quand on a l’habitude d’aller vite et de faire 36 choses en même temps. Il faut d’abord apprendre à être indulgent vis à vis de soi. On n’est pas des surhommes ou des surfemmes. Donc même si une fois de temps en temps on craque, ce n’est pas grave. Il faut essayer de comprendre pourquoi ce coup là on a fait 36 choses en même temps.
On apprend aussi à prendre du recul. Perso, je me suis vraiment rendu compte de tout ce que je faisais en le notant dans mon bullet journal. Avant je faisais et j’avais l’impression de ne pas avancer. Là c’est différent. Je le vois en un coup d’oeil. Et je me rends compte que mine de rien je ne suis pas une glandue, au contraire.
Le slow living c’est aussi faire des choix: Choisir de faire telle tache plutôt qu’une autre. Choisir de vivre plus doucement dans une société qui n’est pas tout à fait prête pour ça. C’est aussi une remise en question du système que l’on connait: Je bossais beaucoup et je prenais peu de temps pour moi, pour mes amis, pour mon appartement. Je me suis demandée ce qui comptait vraiment avant de me lancer dans une dynamique de slow life.

Et toi, le slow life ça te tente?

Quelques articles qui pourraient vous intéresser sur le même sujet:
Marie Claire Idées: Le Slow Life
Lemon Coco: Des idées pour ralentir le rythme 
Zen Habits : The 10 essentials rules for slowing down and enjoying life more (en anglais)
Des articles qui montrent qu’on n’est pas seules à devoir lever le pied:
Psychologie : Le syndrome de la Wonder Woman
Madame LeFigaro: Trentenaires au bord du burn-out 

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5 Responses

    • Je suis contente que cet article trouve écho chez toi!
      Le plus dur dans cette histoire c’est de s’y mettre, après ça va assez bien, tu verras 😉 Je te souhaite plein de bonnes choses pour tes projets et les mois à venir…

  1. Merci Julie pour cet article, j’ai 47 ans et je n’ai toujours pas réussi à prendre le temps. Je n’y arrive pas… j’espère que tu sauras toi trouver ce chemin…

    • Je suis tenace, je vais faire en sorte de m’accrocher. Et les bienfaits sont quasiment immédiat donc ça aide à continuer! Merci pour ton commentaire 😉

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