Je ne sais pas si dans les mois qui suivent, je continuerai mois par mois à dresser un bilan dans ma quête pour le Slow Attitude. Nous sommes à la fin des 2 mois de vacances et j’avais dit que je testerai pour les vacances, histoire de mettre des bases pour reprendre en septembre comme il le faut.

Pendant ce mois d’août, je me suis interrogée sur plusieurs choses: les rituels, l’angoisse et ses sources et les moments pour soi; En juillet, nous n’avions pas arrêté de voir du monde, nous avions profité du beau temps. En août, il y a eu les vacances et la reprises du boulot.

ritualiser le quotidienAvant de partir, j’avais lu sur le web une série d’articles sur la Slow Attitude et dans l’un d’eux il était question de l’importance des rituels. Ce que j’avais retenu de cet article c’est la notion de sens qui est donné au rituel. L’auteur de l’article parle essentiellement des rituels qui ont un sens agréable, mais le cheminement de ma pensée à été un peu plus loin et je me suis mise à m’interroger sur le fait de ritualiser le quotidien de manière générale. J’ai aussi lu pour d’autres raisons pas mal d’articles sur le mode de vie des Suédois et sur ce qu’ils appellent le “Lagom” (d’ailleurs, je vous conseille un très bon article drôle et intéressant à ce propos sur madmoizelle.com). Si j’ai bien compris, le “Lagom” c’est le guide de la vie suédoise, comme un fascicule de montage de meuble ikea. Les Suédois s’y tiennent et ne font pas forcément de vagues quant à leur manière de vivre. Même si en Suède, ça semble rigoureux, un peu trop pour la rebelle que je suis, je pense qu’il faille m’en inspirer. S’inspirer de faire dans La Juste Mesure. (Oui, oui avec des majuscules)
Mais comment trouver le bon rituel??? Je suis revenue de vacances le 15 août, et, je me suis dit que deux semaines pour tester et ritualiser le quotidien, ça pouvait être un bon début, quitte à faire des réajustements en septembre. (Marie, je t’interdis de me dire que je suis autiste parce que ma vie est plus douce avec des rituels, on est d’accord, on a tous des traits autistiques, plus ou moins développés… lol) J’ai mentalement dissocié les rituels professionnels et les rituels personnels. Dans ces derniers, il y a plusieurs catégories aussi: le couple, les amis / famille, ma gueule moi.
Les rituels professionnels: Préparer ma semaine de travail le lundi matin, me tenir à mon emploi du temps un maximum. Ne pas procrastiner sur Facebook (couper cette douce connerie quand je suis en train de travailler ça aide). Ne pas faire que ce que j’aime, mais me forcer à faire ce qui est plus pénible, comme répondre à es mails…
Les rituels perso: Trouver la juste mesure entre les 3 sous catégories. (Honnêtement, c’est plus facile à écrire qu’à faire). Ritualiser, prévoir des temps pour le ménage (même si je ne le fais pas de gaité de coeur). Déléguer à Chéri certaines tâches. Ca l’arrange bien parfois que je me sente comme Wonder Woman… Apprendre à ne rien en avoir à foutre de certaines choses, c’est pire que laisser couler, c’est n’en avoir rien à secouer.
Un sacré provaincre ses angoissesgramme en fait quand on y pense. Je n’ai pas tout changer d’un coup d’un seul. Mais il fallait que je m’y mette… Limite, c’était le plus dur. Ce qui me fait peur dans tout ça, c’est de me sentir enfermer dans les rituels. Comme je le disais un peu avant, je suis un peu rebelle dans l’âme. Mais je suis certaine que je trouverai la juste mesure entre le rituel et la rébellion. Et je me dis qu’avoir une vue d’ensemble de ce que j’ai à faire, permettra de donner le meilleur de moi dans chacun des domaines. Certes, passer l’aspi ne demande pas d’être super au taquet intellectuellement parlant, mais je pense que je peux mieux le faire (plus souvent, pour passer moins de temps par exemple).

Dans l’intro, je parlais aussi de mes angoisses. Non, je ne ferai pas la liste de mes angoisses. Je ne tiens pas à m’étendre sur mes angoisses. Je pense que je suis comme tout le monde. Il y a des choses qui m’inquiètent et parfois, elles prennent juste une proportion déraisonnable. Je me dis qu’en ritualisant certaines choses de mon quotidien, elles devraient disparaître peu à peu.

du temps pour soiEnfin, pour terminer ce bilan, je reviens à un des motifs qui m’a fait adopter la Slow Attitude: le besoin de temps pour moi. Tout au long de l’année, je travaille beaucoup. J’aime mon travail et j’aime m’en occuper. En juillet, on a vu énormément de monde. Rares étaient les soirées où l’on était qu’à deux, dans le canapé. La 1ère quinzaine d’août, on était en vacances. Et là, j’ai fait le triste constat: Pourquoi tout le monde attend impatiemment les vacances alors que ce sont que quelques semaines dans l’année? La réponse est simple, en vacances, on fait des choses pour soi et que l’on aime. Qu’est ce qui empêche tout au long de l’année de reproduire ça? Je ne dis pas qu’il faille faire une coupure de deux semaines toutes les semaines, hein! Mais qu’est ce qui nous empêche de penser à nous-même le reste de l’année?
Perso, j’aime lire, mais je ne lis vraiment qu’en vacances. Il faut que je me trouve du temps pour bouquiner le reste de l’année. Je ne sais pas encore quand, peut-être le midi au lieu de regarder des séries. Je pense aussi reprendre les UV. Je ne cherche pas à être ultra bronzée, mais juste avoir 10 minutes toute seule dans une cabine, sentir la chaleur et limite dormir (je m’endors très facilement). Faut que j’apprenne aussi à couper le téléphone et Facebook le dimanche. J’ai pu remarqué que le dimanche, les gens ne se gênent pas pour me parler boulot. Et ce n’est pas parce que je suis à mon compte que je ne peux pas avoir un jour de tranquillité dans la semaine.

Bref, cet article est un peu bordélique. Probablement que le prochain sera plus structuré…

Et toi, quels sont tes rituels? Tes loisirs? Trouves-tu le temps d’en profiter?

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